exercice en interaction au DELF B2 et DALF C1

L’exercice en interaction au DELF B2 et DALF C1

Au DELF B2 comme au DALF C1, l’exercice en interaction est la deuxième partie de l’épreuve orale, après l’exposé (monologue suivi). Deux remarques tout d’abord, qui vous aideront à mieux comprendre cet exercice :

  1. L’exercice en interaction n’est pas vraiment un débat, où tout le monde peut s’exprimer à égalité, car les examinateurs ne parleront pas beaucoup. Ils vont surtout vous poser des questions pour vous faire parler. C’est normal, puisque c’est vous qui passez l’examen !
  2. C’est une simulation de débat. Les examinateurs vont jouer le désaccord avec vos idées pour tester vos réactions. N’ayez pas peur de contredire les examinateurs, d’exprimer vous aussi votre désaccord. Les candidats ne sont pas jugés sur leurs idées, mais évalués sur leurs capacités à les exprimer et à les défendre.

Les candidats ne sont pas jugés sur leurs idées, mais évalués sur leurs capacités à les exprimer et à les défendre.

Contrairement au monologue suivi, l’exercice en interaction est un exercice difficile à prévoir, car son déroulement dépend de chaque situation. C’est pourquoi la plupart des manuels de préparation aux examens passent rapidement sur cet exercice… Pourtant, il est possible – même fortement recommandé – de s’y préparer, de 2 manières :

  1. En anticipant les questions, c’est-à-dire en étudiant les types de questions possibles pour bien les comprendre le jour de l’examen ;

2. En apprenant les fonctions essentielles, c’est-à-dire des structures de phrases pour répondre aux questions des examinateurs. Par exemple, comment exprimer un désaccord ou confirmer un point de vue ?

Voici donc 12 activités qui vous aideront à préparer l’exercice en interaction. Les corrigés des activités se trouvent à la fin de l’article.

Si vous souhaitez aller plus loin, 2 livres de la collection À l’épreuve, Production orale DELF B2 et Production orale DALF C1, comprennent une partie entière consacrée à l’exercice en interaction.

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1. Exercice en interaction : anticiper les questions

Pour bien répondre aux questions de l’examinateur, il faut d’abord les comprendre ! Autrement dit, l’exercice en interaction est aussi un exercice de compréhension orale.

1.1. Découverte

Activité 1. Réfléchissons un peu : selon vous, dans quel but les examinateurs vont-ils vous poser des questions ? Cherchez 3 objectifs possibles.

Objectif 1 : …………………………………………………………………………………………………………………….

Objectif 2 : …………………………………………………………………………………………………………………….

Objectif 3 : …………………………………………………………………………………………………………………….

Activité 2. Lisez les 6 questions des examinateurs et associez-les avec les actions ci-dessous.

A. Beaucoup d’étudiants trouvent les cours en ligne très ennuyeux. Êtes-vous du même avis ?
B. De façon plus générale, pensez-vous que l’on puisse interdire le téléphone dans les collèges ?
C. Il reste un aspect que j’aimerais aborder avec vous, c’est le problème du prix des places de cinéma.
D. Finalement, vous seriez plutôt favorable au développement des pistes cyclables ?
E. Vous avez évoqué rapidement les difficultés de l’évaluation entre étudiants. Pourriez-vous nous donner un exemple ?
F. Pensez-vous vraiment que l’éducation à la politesse soit le rôle de l’école ?

  1. Demander des précisions sur l’exposé :
  2. Discuter d’un argument ou d’une solution :
  3. Aller plus loin (élargir le débat) :

Activité 3. Que fait l’examinateur ? Lisez les questions et sélectionnez la bonne réponse.

Question A : Je ne suis pas certain d’avoir compris la deuxième solution que vous proposiez. S’il s’agit bien de réduire les coûts, comment peut-on faire ?

  1. L’examinateur demande d’expliquer une solution.
  2. L’examinateur demande de conclure le débat.
  3. L’examinateur demande d’illustrer un argument.

Question B : Et si on limitait le nombre de touristes dans les sites trop fréquentés ?

  1. L’examinateur veut élargir le débat.
  2. L’examinateur suggère une solution.
  3. L’examinateur aborde un autre aspect.

Question C : Est-ce qu’on observe le même phénomène au Maroc ?

  1. L’examinateur demande de comparer avec votre pays.
  2. L’examinateur demande de développer un argument.
  3. L’examinateur demande de parler de votre expérience personnelle.

Question D : Pour ma part, je ne crois pas qu’augmenter le prix des entrées soit aussi facile.

  1. L’examinateur exprime un sentiment.
  2. L’examinateur pose une hypothèse.
  3. L’examinateur critique une solution.

Question E : Et vous-même, est-ce que vous avez eu l’occasion de suivre ce genre de cours ?

  1. L’examinateur demande de résumer une opinion.
  2. L’examinateur demande de raconter une expérience.
  3. L’examinateur demande d’illustrer un argument.

Question F : Comment voyez-vous les voitures électriques dans 10 ans ?

  1. L’examinateur évoque l’évolution d’un problème.
  2. L’examinateur demande de conclure le débat.
  3. L’examinateur reformule votre opinion générale.

1.2. Les temps forts de l’exercice en interaction

Rappelons-le : il n’y a pas de règles pour le déroulement de l’exercice en interaction. Cela va dépendre de chaque situation. Mais on peut tout de même distinguer 3 grands moments, qui poursuivent chacun un but différent :

  1. Demander des précisions sur des points obscurs ou des manques dans votre exposé.
  2. Discuter vos arguments et les solutions que vous avez proposées.
  3. Aller plus loin, s’il reste du temps pour continuer l’échange.

Que font les examinateurs à chaque étape de l’exercice en interaction ? Essayons de lister les demandes les plus fréquentes.

1. Demander des précisions

Les examinateurs pourront vous demander :

  • De formuler votre opinion finale (si vous n’avez pas l’exprimé assez clairement)
  • De reformuler un argument qui n’était pas assez clair
  • De parler plus concrètement d’une solution
  • D’illustrer un argument par un exemple
  • De parler de votre expérience personnelle

2. Débattre de vos arguments

Les examinateurs pourront :

  • Exprimer un désaccord
  • Critiquer une solution
  • Demander votre opinion
  • Demander votre sentiment
  • Suggérer une solution

3. Aller plus loin

Les examinateurs pourront vous demander :

  • D’aborder un autre aspect du sujet
  • D’élargir le débat
  • De comparer avec votre pays
  • D’imaginer le futur

2. Exercice en interaction : réagir aux questions

Vous comprenez les questions des examinateurs ? C’est parfait ! Et maintenant, comment répondre ?

Voici d’abord 3 erreurs à éviter absolument pendant l’exercice en interaction !

Erreur n°1 : faire des réponses trop courtes

C’est un examen oral… Le but est de vous faire parler le plus possible ! Si un examinateur  demande si vous êtes d’accord ou non avec une idée, ne répondez pas seulement par oui ou par non. Justifiez votre réponse par des arguments et des exemples concrets.

Erreur n°2 : répéter les mêmes phrases

Quand l’examinateur vous demande d’expliquer un argument ou d’apporter des précisions sur votre exposé, faites l’effort de reformuler vos idées et d’apporter des compléments d’information. N’oubliez pas que l’on évalue la richesse de votre vocabulaire.

Erreur n°3 : changer tout le temps d’opinion

Restez cohérent dans votre argumentation. Ce n’est pas parce que l’examinateur est en désaccord avec vous que vous devez changer d’opinion toutes les 2 minutes. N’oubliez pas que l’on teste votre capacité à défendre votre point de vue.

2.1. Découverte

Activité 4. Prenons l’exemple d’un débat sur les robots au travail. Que fait le candidat ? Associez les réponses avec les actions ci-dessous.

1. Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Je pensais au problème de l’orientation des jeunes aujourd’hui. Comment peuvent-ils savoir si tel ou tel emploi ne disparaîtra pas dans 10 ans ?
2. Non, je ne vois pas pourquoi il faudrait interdire les robots dans l’industrie. C’est une évolution inévitable.
3. Nous n’avons pas encore atteint une telle automatisation. Ici, beaucoup de tâches pénibles sont encore effectuées à la main.
4. Je ne crois pas que ce soit aussi compliqué que cela. Je reste convaincu qu’il suffirait de bien informer les travailleurs.
5. Je suis bien de votre avis. Les métiers de la traduction notamment, seront les premiers touchés.
6. Honnêtement, toutes ces suppressions d’emploi dans l’industrie, ça me choque !

Le candidat :

  1. Exprime un accord : réponse n°…….
  2. Reformule un argument : réponse n°…….
  3. Défend une solution : réponse n°…….
  4. Compare avec la situation dans son pays : réponse n°…….
  5. Exprime un désaccord : réponse n°…….
  6. Exprime un sentiment : réponse n°…….

2.2. Fonctions essentielles

Rappelons-le : quand on veut s’exprimer dans une langue étrangère, il faut réfléchir directement dans cette langue. Pour développer votre aisance à l’oral, apprenez donc à utiliser des modèles de phrases qui conviennent aux situations que vous rencontrez.

Voyons des fonctions très utiles pour répondre aux questions des examinateurs pendant l’exercice en interaction :

  1. Confirmer un point de vue
  2. Exprimer un accord ou un désaccord
  3. Reformuler

2.2.1. Confirmer un point de vue

Prêt à défendre votre opinion face aux examinateurs ? Observons cet extrait de débat :
— Croyez-vous vraiment que les robots vont remplacer les hommes dans un avenir proche ?
J’en suis persuadé. Je ne vois aucune tâche impossible à effectuer par un robot dans le futur.

Croyez-vous vraiment… ? Par cette question, l’examinateur demande au candidat de confirmer son point de vue. J’en suis persuadé sert au candidat à exprimer sa certitude. Par ailleurs, il n’oublie pas d’ajouter un argument ou un complément d’information pour être plus convaincant.

Activité 5. Prenons l’exemple d’un débat sur l’apprentissage des langues. Parmi ces phrases, lesquelles servent à confirmer un point de vue ? Soulignez les expressions utilisées.

A. C’est vrai que cela prendra du temps de réformer l’enseignement, mais je pense vraiment que c’est la meilleure solution.
B. J’en suis convaincu. Plus vous apprenez de langues, plus vous devenez tolérant.
C. Je suis tout à fait de votre avis pour ce qui est de la créativité des enfants bilingues.
D. C’est ce que je pense. La grammaire est beaucoup moins importante, selon moi.
E. Je crois réellement que, dans le futur, on n’aura plus besoin d’apprendre des langues étrangères.
F. Je ne partage pas du tout l’opinion selon laquelle tous les bilingues seraient des génies !
G. Non, effectivement, je ne crois pas que cela soit facile d’apprendre une langue. Mais je suis certain que tout le monde en est capable.
H. Je me suis sans doute mal exprimé. Selon mon point de vue, les méthodes de français actuelles sont encore trop linguistiques.

Activité 6. Continuons avec l’exemple d’un débat sur l’apprentissage des langues. Répondez oralement aux 4 questions de l’examinateur en confirmant votre point de vue.

A. Croyez-vous vraiment que l’apprentissage de la tolérance soit facile ?
B. Mais tout de même, la grammaire et le vocabulaire sont plus importants à apprendre que les chansons, non ?
C. Donc, vous continuez à penser qu’on n’apprend pas la langue d’un pays pour connaître sa culture ?
D. Ainsi, vous ne voulez vraiment pas qu’on change les méthodes d’enseignement ?

2.2.2. Exprimer un accord ou un désaccord

Au cours du débat, les examinateurs vont certainement vous demander de réagir à leurs arguments ou à leurs suggestions. Exprimez-vous librement… Vous avez le droit de ne pas être d’accord ! Mais, pensez toujours à justifier votre point de vue.

Activité 7. Prenons l’exemple d’un débat sur le réchauffement climatique. Associez les questions de l’examinateur avec les réponses du candidat.

A. Vous préconisez d’interdire les voitures à essence en ville. Cela sera difficile à faire accepter par la population, non ?
B. On entend régulièrement certains hommes politiques dire que le réchauffement climatique est une illusion, que c’est un problème imaginaire. Qu’en pensez-vous ?
C. Selon moi, réduire la consommation de viande risque d’avoir des effets néfastes pour l’emploi…
D. Il faudrait peut-être limiter les déplacements en avion aux personnes qui en ont vraiment besoin, pour leur travail, par exemple.
E. Le problème essentiel, c’est l’indifférence des populations, vous ne trouvez pas ?

1. Oui, tout à fait. Le risque est réel et il faut anticiper toutes les conséquences possibles de nos décisions.
2. Je ne suis pas du tout de cet avis. Il y a suffisamment d’études, très sérieuses, qui l’ont prouvé.
3. Non, je pense au contraire que les gens sont beaucoup plus conscients depuis quelques années et qu’ils sont prêts à agir à leur niveau.
4. Oui, je le pense également. C’est sans doute un peu ambitieux pour le moment. Cela prendra encore des années pour convaincre les gens.
5. Je ne vois pas pourquoi on devrait les réserver à quelques privilégiés. Tout le monde a le droit de voyager.

Activité 8. Relevez les expressions de l’accord et du désaccord dans les réponses de l’activité 7 et classez-les dans le tableau. Puis, complétez le tableau avec d’autres expressions que vous connaissez.

FonctionsExpressions
Exprimer un accord……….
Exprimer un désaccord……….

Activité 9. Continuons avec l’exemple de débat sur le réchauffement climatique. Répondez oralement aux 4 questions de l’examinateur en exprimant votre accord ou votre désaccord.

A. Certains hommes politiques préconisent les menus végétariens à l’école. Qu’en pensez-vous ?
B. En fait, réduire la consommation de viande est non seulement bon pour l’environnement, mais aussi pour la santé du consommateur. Vous n’êtes pas de cet avis ?
C. On entend souvent dire qu’il faut laisser les gens décider de circuler en voiture ou non, que cela relève de la responsabilité individuelle…
D. Finalement, développer les énergies propres serait encore la meilleure solution ?

2.2.3. Reformuler

À la suite de votre exposé, les examinateurs pourront vous demander d’expliquer des arguments qui ne leur semblent pas assez clairs. Ne paniquez pas, cela arrive souvent, c’est tout à fait normal ! En revanche, évitez absolument de répéter les mêmes phrases que les examinateurs n’ont pas bien comprises ! Il faut les reformuler, c’est-à-dire exprimer la même idée avec d’autres mots.

La reformulation est d’abord une question de richesse de vocabulaire (connaissance des synonymes, définitions…) qui demande une longue pratique de la langue. Dans cette fiche, nous pourrons seulement :

  • Étudier les expressions qui peuvent introduire une reformulation ;
  • Réaliser quelques activités d’entraînement à la reformulation.

Activité 10. Prenons l’exemple d’un débat concernant les vidéos sur YouTube. Associez les questions de l’examinateur avec les réponses du candidat.

A. Vous voulez dire que tout le monde peut devenir célèbre sur Internet ?
B. Si j’ai bien compris, sur YouTube maintenant, on ne fait plus de distinction entre les amateurs et les professionnels ?
C. Si je comprends bien, ces vidéos rencontrent autant de succès parce qu’elles parlent de la vie des gens, c’est bien cela ?
D. Vous avez dit que sur le réseau Internet, c’est l’éducation de tous par tous. Qu’entendez-vous par là précisément ?
E. Je souhaiterais revenir à votre dernier exemple, qui évoquait, je crois, des personnes célèbres qui lisent des livres sur YouTube…

1. Non, ce n’est pas tout à fait ce que j’ai voulu dire. Les limites ne sont plus aussi claires qu’avant, parce que le matériel s’est beaucoup démocratisé, mais on fait encore des diffé-rences, bien sûr.
2. Ce que j’ai voulu dire par là, c’est que tout le monde dispose des moyens techniques pour partager ses connaissances. En d’autres termes, c’est un mode d’éducation plus horizontal ou plus égalitaire si vous voulez.
3. Oui, ou plus exactement que tout le monde peut acquérir une réputation dans son domaine de spécialité.
4. Oui, c’est cela. Autrement dit, c’est parce qu’elles répondent à une demande forte de conseils dans la vie quotidienne.
5. Je pensais en fait aux critiques littéraires, dont les vidéos sont très regardées parce qu’elles donnent des idées de lecture, bien sûr, mais sur un mode original.

Activité 11. Dans l’activité 10, relevez les expressions utilisées par le candidat pour introduire une reformulation. Puis, complétez la liste avec d’autres expressions que vous connaissez.

— …………..

— …………..

— …………..

— …………..

— …………..

— …………..

— …………..

Activité 12. Continuons avec l’exemple de débat concernant les vidéos sur YouTube. Répondez oralement aux 4 questions de l’examinateur en reformulant les arguments.

1. Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris votre conclusion… Vous voulez dire qu’il faut laisser tout le monde s’exprimer, c’est bien ça ?
2. Vous affirmez qu’avec Internet, la vie privée est devenue une marchandise. Que voulez-vous dire ?
3. Si je vous comprends bien, ces vidéos de courses au supermarché sont une forme de publicité déguisée ?
4. Vous avez dit qu’avec Internet, la communication est plus horizontale. Pourriez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?

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Corrigés des activités

Activité 1

Réponse libre.

Activité 2

1. Demander des précisions sur l’exposé : questions D et E
2. Discuter d’un argument ou d’une solution : questions A et F
3. Aller plus loin (élargir le débat) : questions B et C

Activité 3

A.1 ; B.2 ; C.1 ; D.3 ; E.2 ; F.1

Activité 4

A. Exprime un accord : réponse 5
B. Reformule un argument : réponse 1
C. Défend une solution : réponse 4
D. Compare avec la situation dans son pays : réponse 3
E. Exprime un désaccord : réponse 2
F. Exprime un sentiment : réponse 6

Activité 5

Les bonnes réponses sont A, B, D, E et G.

Les expressions utilisées sont : je pense vraiment que ; j’en suis convaincu ; c’est ce que je pense ; je crois réellement que ; je suis certain que

Commentaires :

Les phrases A et G font d’abord une concession, pour mieux confirmer l’argument ensuite. La phrase C exprime un accord, la phrase F un désaccord et la phrase H reformule un argument.

Activité 6

Exemples de réponses :

A. J’en suis convaincu. Avec une bonne méthode, c’est à la portée de tout le monde.
B. Non, je pense vraiment que la grammaire et le vocabulaire ne sont que des outils. Apprendre des chansons, c’est essentiel pour pratiquer la compréhension et la phonétique.
C. C’est du moins le cas pour la majorité des jeunes d’aujourd’hui. Je crois réellement que ce qui les intéresse, c’est de trouver un bon travail avec un salaire élevé.
D. Je suis certain que la méthode n’est pas le vrai problème. Ce qui compte surtout, c’est la qualité des ressources.

Activité 7

A.4 ; B.2 ; C.1 ; D.5 ; E.3

Activité 8

FonctionsExpressions
Exprimer un accordOui tout à fait. — Je le pense également. — Je suis du même avis. — Je pense comme vous. — Je le reconnais. — Je partage votre point de vue.
Exprimer un désaccordJe ne suis pas du tout de cet avis. — Je pense au contraire que… — Je ne vois pas pourquoi… — Je ne partage pas votre opinion. — Je ne suis pas d’accord avec cette idée.

Activité 9

Exemples de réponses :

A. Je ne suis pas totalement d’accord avec cette idée. Il faut laisser aux enfants la possibilité de manger ce qu’ils veulent.
B. Je le reconnais. En général, notre consommation de viande dépasse nos besoins réels.
C. Je le pense également. Il vaut mieux sensibiliser qu’interdire.
D. Oui, tout à fait. Les énergies renouvelables ont déjà montré leur efficacité, même s’il reste beaucoup de progrès à faire.

Activité 10

A.3 ; B.1 ; C.4 ; D.2 ; E.5

Activité 11

Voici des exemples d’expressions pour introduire une reformulation :

— Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…

— Ce que j’ai voulu dire par là, c’est que…

— En d’autres termes…

— Autrement dit…

— Plus exactement…

— Je pensais en fait à…

— Non, je me suis sans doute mal exprimé, je voulais dire que…

— Plus précisément…

— Pour le dire autrement…

— Il faudrait plutôt dire que…

— Ce que je veux dire exactement, c’est que…

Activité 12

Exemples de réponses :

1. Ce que je voulais dire précisément, c’est que chacun a la possibilité de poster une vidéo. Aux internautes après de juger si cette vidéo est intéressante ou non.
2. Je pensais en fait à la possibilité de gagner de l’argent en racontant sa vie privée sur YouTube.
3. Tout en fait. En d’autres termes, ces vidéos font de la publicité pour des marques sans le dire franchement aux spectateurs.
4. Ce que je voulais dire par là, c’est que toute personne peut interagir directement avec une autre, alors que dans les médias traditionnels, comme la télévision, la communication est uniquement verticale.

Apprendre des expressions idiomatiques

Pourquoi vous devez apprendre des expressions idiomatiques

Apprendre des expressions idiomatiques est un objectif intéressant pour le perfectionnement en français langue étrangère.

Mais comment définir une expression idiomatique ? Pourquoi et comment les apprendre ? Cet article propose de répondre à toutes les questions que vous devriez vous poser.

Qu’est-ce qu’une expression idiomatique ?

Une expression est dite idiomatique quand elle ne peut pas être traduite mot à mot dans une autre langue. C’est une expression figée (l’ordre des mots ne change pas), qu’il ne faut pas comprendre au sens littéral (propre), mais au sens figuré.

Jeter l'argent par les fenêtres

Par exemple, si je dis qu’une personne « jette l’argent par les fenêtres », je ne veux pas dire qu’elle agit réellement comme sur cette illustration.

L’expression idiomatique « jeter l’argent par les fenêtres » signifie « dépenser beaucoup trop d’argent pour des choses inutiles ».

De nombreuses expressions sont ainsi créées à partir d’une image. D’autres expressions ont une origine littéraire ou bien jouent avec les constructions grammaticales ou le sens des mots.

Pourquoi apprendre des expressions idiomatiques ?

Elles permettent de pratiquer le français de manière ludique.

Les jeux de mots ou l’emploi d’images donnent souvent des expressions étonnantes et amusantes. Par exemple, comment direz-vous si vous ne connaissez pas la réponse à une devinette ? « Je donne ma langue au chat ! »

Elles nous en apprennent beaucoup sur la culture et l’histoire.

Les plus curieux pourront s’intéresser à l’origine d’une expression. Par exemple, d’où vient l’expression « se reposer sur ses lauriers ? » Le laurier est un arbre dont les feuilles sont devenues depuis l’Antiquité un symbole du succès : on en fait une couronne pour mettre sur la tête d’une personne qui a obtenu une victoire. On trouve d’ailleurs une couronne de laurier dessinée sur les diplômes de l’Éducation nationale en France.

Diplôme du baccalauréat

« Se reposer sur ses lauriers » signifie donc être satisfait d’un succès, au point que l’on ne cherche plus à en obtenir d’autres, que l’on décide de ne plus faire d’effort.

Les expressions idiomatiques sont souvent employées dans la vie quotidienne.

Il est donc important de comprendre les expressions les plus courantes pour éviter tout malentendu. Si un ami français vous dit « j’ai eu la puce à l’oreille », inutile de lui conseiller un médecin ! Il veut seulement vous dire qu’il s’est douté de quelque chose.

Elles sont très fréquentes dans les médias (presse écrite et audiovisuelle).

Apprendre des expressions idiomatiques est alors une stratégie payante pour améliorer les compétences de compréhension écrite et orale. En plus, un journal a eu la bonne idée de classer les expressions les plus utilisées dans la presse. Vous savez maintenant par où commencer !

Elles mettront vos idées en valeur.

Les expressions imagées renforcent un argument ou une description. Si je veux évoquer un phénomène aux conséquences très graves, je pourrai employer des adverbes comme « fortement » ou « violemment ». Mais, avec l’expression de plein fouet, ma description sera bien plus marquante, comme dans cet exemple : L’épidémie de Covid a touché de plein fouet le secteur de la restauration.

Grâce aux expressions idiomatiques, vous vous exprimerez… comme un Français !

En somme, les expressions idiomatiques constituent un savoir partagé par les membres d’une communauté linguistique. C’est pourquoi leur apprentissage est important : cela vous permettra à la fois de démontrer votre connaissance de la langue et de créer une complicité avec votre interlocuteur. Autrement dit, elles faciliteront votre intégration dans le monde francophone.

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Faut-il apprendre le sens littéral des expressions idiomatiques ?

Par définition, nous l’avons vu, il ne faut pas essayer de comprendre une expression au sens littéral (propre) des mots qui la composent.

Toutefois, il est important de bien comprendre sa construction grammaticale pour l’employer correctement. Même si une expression est généralement figée, vous aurez souvent besoin de modifier un adjectif possessif ou un pronom selon le contexte.

Par ailleurs, si vous avez besoin d’améliorer vos compétences de compréhension – pour préparer le DALF notamment – sachez que les médias adorent jouer avec le sens littéral d’un expression idiomatique. Par exemple, un journal titrait récemment un article :

L’hypertension, une maladie à prendre à cœur.

Dans l’expression prendre à cœur – qui veut dire « être très sensible à quelque chose » –, le cœur est employé au sens figuré pour désigner l’émotion. Mais, dans ce titre le terme médical « hypertension » – une maladie du cœur – redonne également au mot « cœur » son sens propre.

La compréhension de ce type de jeu de mots est sans aucun doute un aspect à travailler aux niveaux avancés (C1 et C2).

À partir de quel niveau apprendre des expressions idiomatiques ?

On peut bien sûr apprendre des expressions idiomatiques simples de la vie quotidienne assez tôt, à partir du niveau B1 notamment.

Mais, selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR), c’est aux niveaux avancés (C1 et C2) que la maîtrise des expressions idiomatiques devient essentielle, comme vous pouvez le constater dans ce tableau officiel qui décrit l’étendue du vocabulaire :

Descripteur étendue du vocabulaire pour les expressions idiomatiques.

Source : Cadre européen commun de référence pour les langues

Si l’emploi d’expressions idiomatiques n’est pas obligatoire aux examens comme le DALF C1 ou C2, il est valorisé : un candidat peut obtenir des points supplémentaires grâce aux expressions idiomatiques… à condition de les employer correctement ! Et là, c’est le moment d’aborder un aspect très important : le respect des registres de langue.

Attention aux registres de langue !

Faut-il employer des expressions familières aux épreuves du DALF ? Bien sûr que non ! En production écrite et orale, ce sont des expressions idiomatiques pour argumenter, d’un registre standard ou formel, qui conviennent.

Malheureusement, je vois souvent sur les réseaux des contenus, créés par des « profs » (?) de français assez irresponsables il faut bien le dire, qui ne font pas la distinction entre les différents registres de langue. Vous avez peut-être déjà rencontré ce type de contenu très populaire sur Instagram :

Registres de langue

Disons que c’est ludique… mais le gros problème dans ce contenu, c’est que tous les registres de langue (formel, standard, familier et vulgaire) sont mélangés et mis au même niveau ! L’utilisateur imprudent risque d’apprendre une expression vulgaire et de la réemployer dans une situation formelle… ce qui pourra lui coûter cher !

Alors, je vous propose ce petit exercice : saurez-vous associer chaque expression avec son registre de langue ?

Cet aspect sociolinguistique est capital ! En employant une expression vulgaire dans une épreuve orale du DALF, vous démontrez une mauvaise maîtrise de la langue, bref le contraire de ce que vous vouliez !

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas apprendre d’expressions familières ou vulgaires. Tout dépend de vos objectifs ! Mais dans tous les cas, il faut rester conscient de ces différents registres de langue et les respecter.

Comment apprendre des expressions idiomatiques ?

Vous trouverez de nombreux contenus sur Internet. J’ai notamment créé une playlist sur YouTube qui explique des expressions idiomatiques pour convaincre à l’écrit et à l’oral. Garanties 100 % compatibles avec le DALF !

Mais attention : regarder des vidéos ne suffit pas. Vous devrez utiliser des stratégies efficaces pour mémoriser ces expressions idiomatiques. Par exemple, essayez le plus possible de les réemployer dans vos productions écrites et orales.

Si les vidéos sont nombreuses sur les réseaux, on trouve en revanche très très peu d’activités pour apprendre les expressions idiomatiques. C’est pour répondre à ce besoin que j’ai ajouté un cahier d’exercices variés de 25 pages à mon livre Les expressions pour argumenter.

Les expressions pour argumenter

200 expressions bien françaises pour convaincre à l’écrit et à l’oral !

En classe ou en autonomie, apprenez des expressions bien françaises pour enrichir vos argumentations à l’écrit et à l’oral, du niveau B2 au C2. Livre disponible en version papier (livre) et en version numérique (e-book).

À vous !

J’espère que cet article a répondu à toutes vos questions sur les expressions idiomatiques en français. Si non, je vous écoute !

Et pour finir, je vous propose un petit exercice : saurez-vous expliquer le jeu de mot dans le titre de cette vidéo ? Donnez votre réponse dans les commentaires !

sujet oral DALF C1

Sujet de production orale DALF C1

Je vous propose dans cet article un sujet d’oral DALF C1, extrait de mon livre Production orale DALF C1. Vous y trouverez la consigne ainsi que les documents. Et en bonus, je vous offre un modèle de plan  dialectique !

Comme vous allez le voir, ce sujet d’oral DALF C1 porte sur l’apprentissage par les jeux vidéo. C’est en effet un des thèmes fréquents à l’examen.

Sujet oral DALF C1

Voici donc le sujet, qui comprend la consigne officielle et les documents.

1. Exposé (60 minutes de préparation, 8 à 10 minutes de passation)

À partir des documents proposés, vous préparerez un exposé sur le thème indiqué et vous le présenterez au jury. Votre exposé présentera une réflexion ordonnée sur ce sujet. Il comportera une introduction et une conclusion et mettra en évidence quelques points importants (3 ou 4 maximum).

Attention : les documents sont une source documentaire pour votre exposé. Vous devez pouvoir en exploiter le contenu en y puisant des pistes de réflexion, des informations et des exemples, mais vous devez également introduire des commentaires, des idées et des exemples qui vous sont propres afin de construire une véritable réflexion personnelle. En aucun cas vous ne devez vous limiter à un simple compte rendu des documents.

L’usage de dictionnaires monolingues français / français est autorisé.

2. Entretien (sans préparation, 15 à 20 minutes de passation)

Le jury vous posera ensuite quelques questions et s’entretiendra avec vous à propos du contenu de votre exposé.

Thème de l’exposé : Peut-on apprendre par les jeux vidéo ?

Assassin’s Creed, Civilization, PowerZ…
Quand les jeux vidéo permettent d’apprendre autrement

En ce jour de rentrée scolaire, quelques idées pour apprendre autrement, grâce aux jeux vidéo. Il ne s’agit évidemment pas de dire que ça va remplacer les livres, les cours ou les profs, mais ça peut être un complément, à condition que ça soit bien fait. Premier exemple, un jeu français sorti cette année qui s’appelle PowerZ, destiné aux enfants de 6 à 12 ans, et qui se présente comme le Fortnite de l’éducation.

C’est un vrai jeu vidéo, j’insiste sur ce point, comme Zelda, Minecraft ou Pokémon. Avec des beaux graphismes, un univers à explorer, un scénario. On crée son avatar, on a des quêtes à accomplir. Sauf que pour progresser, on va, presque sans s’en rendre compte, apprendre des choses. Pour avancer dans sa mission, à un moment, il faut résoudre des opérations de calcul mental rapide pour que le personnage prenne le bon chemin, ou répondre à un personnage avec des mots en anglais ou en allemand.

Au fil des aventures, on va apprendre les maths, la botanique, la mythologie, le langage des signes ou encore la programmation informatique. Gamifier l’éducation des enfants, c’est faire appel aux mécanismes du jeu vidéo pour faciliter l’apprentissage, avec des niveaux à passer, des récompenses virtuelles à collectionner. L’astuce, c’est que les parents vont avoir une application en parallèle qui va leur permettre de suivre les progrès des enfants, jour après jour, dans quels domaines ils se sont améliorés, là où ils ont plus de mal. Et même guider le jeu, pour qu’il donne plus d’exercices de grammaire par exemple. […]

En classe, certains profs font carrément appel au jeu vidéo comme support pédagogique en cours d’histoire par exemple. De plus en plus de profs intègrent des séquences de jeu pour appuyer leurs cours. L’exemple numéro 1, c’est Assassin’s Creed, une série de jeux d’action et d’infiltration à différentes époques, la Renaissance, la Révolution française ou encore l’Égypte antique. Il existe même un mode de jeu pédagogique, créé à la demande des profs.

Simplement, le joueur va pouvoir visiter, musarder, se plonger dans l’Égypte des pharaons, avec tout le réalisme et le côté immersif offert par les jeux vidéo de dernière génération. On a vraiment l’impression d’y être. C’est une chose de regarder des photos des pyramides ou de les visiter à 360 degrés. On va visiter la grande bibliothèque, aller voir les pyramides ou le sphinx, qui avait encore son nez à l’époque, mais aussi voir à quoi ressemblait la vie de tous les jours pour un habitant du delta du Nil. […] Et on va être accompagné par des commentaires audio, zoomer sur un bas-relief pour avoir des explications. Une sorte de musée virtuel dans lequel on peut se balader.

Finalement, le jeu vidéo devient un outil d’apprentissage de l’Histoire comme un autre. […] Le jeu Civilization V, un jeu de stratégie où l’on bâtit une civilisation depuis ses origines jusque dans le futur a été spécialement adapté pour les cours d’histoire-géographie au lycée. Ces jeux permettent aussi d’aiguiser son regard critique. Je pense à celui qui se passe pendant la Révolution, où on peut se balader dans un Paris à l’échelle un pour un reproduit avec une minutie incroyable, sans pour autant tout prendre pour argent comptant.

Et c’est ça qui est intéressant pour les profs, c’est que ça permet de mettre en perspective l’Histoire. On peut s’amuser à se demander si le jeu correspond à la réalité historique, aller chercher des erreurs historiques, et il y en a quasiment toujours, ou même le parti-pris idéologique dans certains cas. […] Au-delà de l’aspect purement immersif, ça montre aux élèves que l’Histoire s’écrit toujours, que ce soit dans un livre ou dans un jeu vidéo, à partir d’un certain point de vue.

D’après Anthony Morel, BFM-RMC, 2/09/2021

Thème de l’exposé : Peut-on apprendre par les jeux vidéo ?

Les jeux vidéo aident-ils à apprendre ?

Profiter de vos compétences en jeux vidéo pour réussir vos études ? Ne rêvez pas trop. Même si certaines écoles organisent déjà des tournois d’e-sport et mettent en avant les qualités professionnelles développées par les joueurs, il y a peu de chances que l’Éducation nationale convertisse vos points engrangés à Call of Duty en notes. Pourtant, l’apprentissage n’est pas épargné par le phénomène de « gamification » de la société : au Japon, le premier cyberlycée, qui ouvrira ses portes en avril, permettra d’obtenir son baccalauréat en suivant des cours par le biais d’un jeu vidéo. Dans quelle mesure les jeux contribuent-ils à l’apprentissage ? Entretien avec le chercheur en ludologie Boris Solinski, ancien directeur de l’Institut de création et d’animation numérique.

Peut-on apprendre en jouant aux jeux vidéo ?

Oui, car on ne peut jouer sans apprendre. Non, parce que la finalité du jeu n’est pas l’éducation mais le plaisir. Le jeu est une activité libre, alors que l’apprentissage repose sur la contrainte. Autre différence : le jeu ne nécessite ni ne suscite le recul réflexif que l’étude impose. Cela n’empêche pas les jeux vidéo de développer des compétences.

Quelles sont les compétences développées par le jeu ?

Celles-ci vont du saut de Mario à la résolution d’énigmes complexes, en passant par l’acquisition et la combinaison d’objets divers, pour surmonter les difficultés que représentent les quêtes et les ennemis. Vous avez un objectif à atteindre et des oppositions se mettent en place pour vous en empêcher. Cela vous oblige à développer vos capacités à faire face. Un joueur de jeux vidéo passe son temps à apprendre de son environnement virtuel et à combiner ses compétences pour progresser dans les niveaux de jeu. Les difficultés rencontrées le rendent fier, lui donnent un sentiment de maîtrise, puisque les compétences développées, ainsi que l’expérience vécue, même si elles se réalisent dans un environnement virtuel, sont bien réelles.

Ces compétences sont-elles les mêmes que celles utiles à l’étude ?

Contrairement à l’étude, ce sont davantage des compétences de savoir-être que de savoir-faire. En effet, dans l’apprentissage traditionnel, l’étudiant produit un travail réflexif, qui repose sur le lien entre théorie et pratique. L’apprenant n’a pas le choix, puisque l’étude est un effort à la fois intellectuel et technique, et que l’un n’est rien sans l’autre. Dans le jeu, le joueur, à la différence d’un calculateur qui épuiserait toutes les solutions possibles pour élire la meilleure, ne recherche que la première solution satisfaisante, c’est-à-dire celle qui lui procure un avantage immédiat. Si certains joueurs, dont je fais partie, boudent le jeu d’échecs, c’est que l’effort qu’ils doivent consentir pour y jouer est plus important que le plaisir qu’ils en retirent. Étudier et jouer sont, de ce point de vue, deux postures opposées. Les compétences particulières qu’apporte le jeu comme le sang-froid, la détermination, le respect de l’autre, la créativité ou le dépassement de soi sont toutefois utiles à l’apprentissage traditionnel.

L’apprentissage par le jeu, est-ce un concept récent ?

Non, c’est une idée très ancienne. Platon reconnaît dans son ouvrage Les Lois l’importance des jeux pour l’éducation des enfants, et déjà au XVe siècle, on cherchait à enseigner l’alphabet ou les mathématiques aux enfants de façon attractive, sous forme de jeu de cartes ou de biscuits. Un enfant est par exemple capable d’aborder les nombres relatifs par le jeu, lorsqu’il faut retirer des points à un joueur par exemple, ce qu’il n’arrive pas encore à faire par l’abstraction. Les jeux ont cette qualité de révéler à l’enfant qu’il possède des capacités insoupçonnées, et de lui apprendre. Mais il n’y a pas de miracle : si jusqu’à aujourd’hui on a utilisé des méthodes moins ludiques et plus austères, c’est parce qu’il est parfois nécessaire d’avoir, sur son travail, le recul réflexif que le jeu n’impose pas. En effet, une fois la partie remportée, vous ne vous interrogez que rarement sur les compétences mobilisées, étape importante de l’apprentissage. […]

Matteo Maillard, Le Monde, 5/12/2014

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Modèle de plan pour ce sujet d’oral DALF C1

Voici maintenant un modèle de plan dialectique pour ce sujet d’oral DALF C1.

Problématique : Quelle place accorder au jeu vidéo dans l’apprentissage ?

I. Atouts du jeu vidéo

1. Pas une révolution

a. L’être humain, joueur par nature. Jeu utilisé en classe depuis toujours : compétitions…

b. Phénomène de société. Jeu vidéo entré dans la culture. Usage très répandu, même chez les adultes, y compris certains profs !

2. Un stimulant pour la motivation

a. Dépassement de soi. Clef du plaisir donné par le jeu, plus que le score. Défis relevés et compétences développées bien réels.

b. Aide contre le décrochage scolaire. Retour à l’école d’élèves en difficulté : exemple d’un cyberlycée au Japon.

3. Un média immersif

a. Environnements réalistes. Immersion à 360° avec capacité d’interagir sans risque réel.

b. Atouts pour l’apprentissage des langues. Narration à suivre, lecture de documents, interactions avec des personnages > enjeu authentique pour la communication.

II. Une intégration difficile en classe

1. Une mauvaise réputation

a. Dans les médias. Jeu vidéo souvent accusé de tous les maux : violence mimétique, addiction…

b. À l’école. Associé à une perte de temps par hiérarchie, parents d’élèves, professeurs et… beaucoup d’élèves !

2. Plaisir versus effort

a. Jeu souvent peu adapté à la classe. Jouer seulement = peu d’apprentissage. Apprendre demande un effort, une réflexion sur les erreurs.

b. Faiblesse du jeu vidéo éducatif. Trop orienté vers l’apprentissage = plaisir du jeu perdu.

3. Utilité des compétences ?

a. Savoir-être privilégiés par le jeu vidéo : endurance, créativité, dépassement de soi…

b. Or, savoir-être négligés à l’école : priorité aux savoirs et savoir-faire.

III. Place du jeu vidéo dans l’apprentissage

1. Pour tous les âges

a. À l’école. Pas seulement pour les petits (lecture et écriture), exploiter les atouts du jeu à tous niveaux, toutes les matières.

b. En entreprise. Développement de savoir-être très prisés au travail : collaboration, prise de décisions, empathie…

2. Conditions pour une intégration réussie

a. Plan global d’intégration. Achat de matériel, sensibilisation des acteurs, formation des enseignants…

b. Un média comme les autres. Intégrer le jeu en tant que ressource dans une séquence pédagogique, comme un extrait de livre… Bien préparer en amont et prévoir des activités de consolidation en aval.

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Vous avez besoin d’apprendre à préparer un plan détaillé pour la production orale du DALF C1 ? Découvrez les différentes étapes dans ce modèle d’exposé en vidéo.

Cet exemple de sujet est extrait du livre Production orale DALF C1. Découvrez dans ce guide téléchargeable au format PDF 8 sujets pour l’épreuve orale du DALF C1 ainsi que de nombreuses activités d’entraînement.

Mettre des arguments en valeur

Mettre des arguments en valeur

Savoir mettre des arguments en valeur est une compétence essentielle à l’oral, en particulier dans l’exercice de l’exposé argumentatif.

Comparons ces 2 phrases :
a. Cette réforme ne risque pas de passer en France.
b. Voilà une réforme qui ne risque pas de passer en France !

Ces 2 phrases expriment-elles la même chose ? Pour le fond, oui. Pour la forme, non. Dans la phrase b, l’idée est mise en valeur par un procédé dit emphatique. Il permet de faire ressortir l’argument, d’attirer l’attention de l’auditeur sur son importance.

Les procédés pour mettre des arguments en valeur sont nombreux en français, notamment à l’oral. Entraînez-vous à les employer avec 4 activités accompagnées de leur correction.

Le contenu de cet article est extrait d’un livre, Production orale DALF C1, d’où la continuité thématique (la réforme de l’orthographe) que vous trouverez dans les exemples.

Activité 1 – Les procédés de mise en valeur

Relevez dans les phrases suivantes les procédés employés pour mettre des arguments en valeur.

A. Ce que je crains, c’est le manque d’intérêt chez les jeunes pour l’orthographe.

B. Nombreux sont les élèves aujourd’hui qui écrivent comme ils parlent.

C. J’insiste sur le fait que les Français se montrent favorables à cette simplification.

D. Si le niveau baisse en orthographe, c’est parce que l’expression est devenue prioritaire.

E. Le plus difficile, ce sera d’obtenir l’appui des institutions françaises.

F. Mais que se passera-t-il lorsque tout le monde écrira comme il en a envie ?

G. Ce sont les Belges que nous devons remercier pour leur initiative.

Comment mettre des arguments en valeur

Voyons maintenant les différents procédés de mise en valeur. Ce sera l’occasion de réviser la mise en relief apprise dès le niveau B1 d’une part, et d’aborder des procédés plus complexes d’autre part.

A. Présentatif (c’est ou voilà) + pronom relatif

Exemple : C’est grâce à des cours particuliers que j’ai relevé mon niveau en orthographe.

B. Pronom neutre (ce que, ce dont…) + pronom relatif

Exemple : Ce dont les élèves ont peur depuis toujours, c’est de l’exercice de dictée.

C. Déplacer un élément (complément d’objet, attribut…) ou une subordonnée en début de phrase

Exemple 1 : Le niveau en orthographe, je suis certain qu’on le sous-estime.

Exemple 2 : Que les Français soient de plus en plus mauvais en orthographe, c’est une évidence.

D. Si… c’est…

Exemple : Si certains enseignants s’opposent à la nouvelle orthographe, c’est uniquement par conservatisme.

E. Superlatif + c’est que + subjonctif (ou de + infinitif)

Exemple : Le plus simple, ce serait que les autorités décident de supprimer toutes les règles artificielles.

F. Varier les formes de phrases : impérative, interrogative, infinitive, impersonnelle, nominale…

Exemple 1 : Il est impossible d’obtenir l’assentiment de tous.

Exemple 2 : D’où les échecs à répétition depuis 20 ans !

G. Expressions verbales : insister, souligner, mettre l’accent, répéter, attirer l’attention…

Exemple : Je voudrais souligner que l’orthographe est une norme indépendante de la pensée.

Activité 2 – Mettre des arguments en valeur avec des pronoms neutres

Transformez chaque phrase en employant le pronom neutre qui convient.

A. Dans cet article, je retiens qu’une langue doit évoluer pour ne pas mourir.

B. Les élèves ont surtout besoin de comprendre les règles d’orthographe.

C. Nous devons faire attention aux règles d’accord des noms composés.

D. La disparition des règles les plus arbitraires est inévitable.

E. Nous devons nous attendre à une forte opposition des puristes.

F. Il est question dans cet article d’un combat perdu d’avance contre des institutions conservatrices.

Activité 3 – Varier les formes de phrases

Reformulez chaque phrase dans une forme différente pour mettre l’argument en valeur.

A. La suppression de l’accent circonflexe est une véritable absurdité.

B. Je ne vois pas bien l’intérêt d’une simplification de l’orthographe.

C. Dans un premier temps, nous pouvons supprimer toutes les exceptions absurdes.

D. Si l’Académie française acceptait la réforme, ce serait une grande surprise.

E. Je propose tout d’abord de rétablir une écriture plus proche de l’oral.

F. L’initiative belge a peu de chance d’aboutir à court terme.

Activité 4 – Pratiquer la mise en valeur

Mettez oralement en valeur les arguments suivants, en prenant soin de varier les procédés. Attention, ne préparez pas vos phrases à l’écrit ! Enregistrez-vous quand vous parlez. Puis réécoutez pour vérifier si vos phrases sont correctes.

A. Une modification radicale de l’orthographe serait injuste pour les adultes.

B. Je ne crois pas que nous assistions à une guerre des langues.

C. Les puristes restent attachés aux règles, car ils ne distinguent pas la forme et le fond.

D. La recherche permanente de la facilité constitue un vrai danger pour notre société.

E. Le sens du message reste le même quand vous écrivez beaucoup ou bocou.

F. Les initiatives émanant de pays francophones me semblent très importantes.

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À vous !

La maîtrise de ces procédés de mise en valeur vous aidera à rendre vos arguments plus convaincants. En connaissez-vous d’autres ?

Pour aller plus loin, je vous encourage à observer plus attentivement les procédés utilisés dans la presse, aussi bien écrite qu’audiovisuelle.

Et pour continuer, vous voudrez peut-être voir un modèle d’exposé au DALF C1 ou découvrir mon livre Production orale DALF C1 ?

Exposé du DALF C1

Modèle d’un exposé du DALF C1

Vous voulez savoir comment réussir un exposé du DALF C1 ? Alors, suivez le guide ! En vidéo sur la chaîne YouTube de commun français, par écrit ci-dessous… ou les deux !

Qu’est-ce qu’un exposé du DALF C1 ?

L’épreuve de production orale du DALF C1 comprend 2 exercices : un exposé argumentatif de 8 à 10 minutes (appelé également monologue suivi) et un entretien de 15 à 20 minutes avec le jury.

Le candidat dispose de 60 minutes pour préparer l’exposé sur un thème d’actualité. En s’aidant des documents fournis, il doit développer un point de vue personnel selon un plan structuré qui comprend une introduction, un développement et une conclusion.

Si vous voulez en savoir plus sur les modalités, vous pouvez consulter ce descriptif de l’épreuve de production orale du DALF C1.

Comment réussir un exposé du DALF C1 ?

Suivant une méthode pédagogique dite expliciteje vous invite à observer « en direct » un modèle d’exposé du DALF C1. Dans un premier temps, je montrerai comment préparer l’exposé en 3 grandes étapes : 1. Analyser le sujet – 2. Chercher des idées – 3. Préparer le plan détaillé. Dans un deuxième temps, je décrirai le déroulement de l’exposé : introduction, développement et conclusion. En même temps, j’expliquerai le plus précisément possible ce que je fais et pourquoi je le fais. Cela vous permettra de découvrir, pas à pas, la méthodologie à suivre pour réussir l’épreuve.

Mais, commençons par découvrir le sujet pour notre exposé du DALF C1.

À l’examen, un sujet comprend toujours une consigne et des documents.

1. Exposé (60 minutes de préparation, 8 à 10 minutes de passation)
À partir des documents proposés, vous préparerez un exposé sur le thème indiqué et vous le présenterez au jury. Votre exposé présentera une réflexion ordonnée sur ce sujet. Il comportera une introduction et une conclusion et mettra en évidence quelques points importants (3 ou 4 maximum).

Attention : les documents sont une source documentaire pour votre exposé. Vous devez pouvoir en exploiter le contenu en y puisant des pistes de réflexion, des informations et des exemples, mais vous devez également introduire des commentaires, des idées et des exemples qui vous sont propres afin de construire une véritable réflexion personnelle. En aucun cas vous ne devez vous limiter à un simple compte rendu des documents.

L’usage de dictionnaires monolingues français / français est autorisé.

2. Entretien (sans préparation, 15 à 20 minutes de passation)
Le jury vous posera ensuite quelques questions et s’entretiendra avec vous à propos du contenu de votre exposé.

Thème de l’exposé : le numérique est-il trop polluant ?

DOCUMENT 1

Quel est l’impact du numérique sur l’environnement ?

Une proposition de loi visant à réduire l’empreinte écologique du numérique doit être étudiée à l’Assemblée nationale ce jeudi. Mais quel est le véritable impact de ce secteur sur l’environnement ?

Alors que la crise sanitaire a accéléré la transformation du digital et augmenté l’utilisation des outils numériques, une proposition de loi visant à limiter l’empreinte écologique de ce secteur doit être examinée à l’assemblée ce jeudi en séance publique après avoir été adoptée par le Sénat. Selon une mission d’information de la Chambre haute, la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre en France était de 2 % en 2019. Et surtout, ces émissions pourraient augmenter de 60 % d’ici 2040, atteignant 6,7 % des émissions totales en France (par comparaison, la part du transport aérien est de 4,7 %).

Dans le détail, d’où viennent ces émissions ? « Les utilisateurs du numérique oublient souvent que les échanges numériques dits « dématérialisés » ne peuvent exister qu’en s’appuyant sur un secteur bien matériel composé de terminaux, de centres informatiques et de réseaux », notent les sénateurs.

D’abord, la majorité de ces émissions qui ne se voient pas vient des terminaux (téléphones portables, ordinateurs, télévisions, consoles de jeux, enceintes connectées, etc.). La production et l’utilisation de ces objets numériques sont à l’origine de 81 % des émissions françaises du secteur. Cette part importante dans l’impact environnemental du numérique s’explique principalement par la phase de fabrication qui nécessite des opérations très consommatrices d’énergies comme entre autres, l’extraction de minéraux. En France, cette seule phase de fabrication représente 70 % de l’empreinte carbone du numérique alors que dans le monde, elle correspond à un peu moins de 40 % selon une étude de The Shift Project. Cette différence vient du fait que la fabrication des produits utilisés en France est largement délocalisée dans les pays d’Asie du Sud-est où l’intensité carbone de l’électricité est bien plus importante. Alors que la durée de vie d’un smartphone est aujourd’hui de vingt-trois mois, « une limitation du renouvellement des terminaux est indispensable », conclut le rapport sénatorial.

Des data centers particulièrement énergivores
Viennent ensuite les émissions liées aux centres informatiques d’hébergement des données, les fameux data centers. Quoique moins importantes, elles représentent néanmoins 14 % des émissions du secteur en France. Le stockage de données nécessite une forte consommation d’eau. Il est aussi particulièrement énergivore. Il atteint dans le monde 30 % de la consommation d’électricité du numérique. Cette fois-ci encore, l’hébergement des données françaises est largement délocalisé. Si certaines grandes entreprises du numérique ont annoncé vouloir verdir la consommation électrique de leurs centres de stockage, les sénateurs français voudraient « inciter à l’installation de data centers en France » où l’énergie, avec la part importante du nucléaire, est peu carbonée.

Enfin, les réseaux informatiques produisent quant à eux 5 % des émissions de gaz à effet de serre du numérique. Un chiffre non négligeable qui inclut la production des équipements (routeurs, antennes-relais, serveurs etc.) ainsi que leur consommation électrique.

50 milliards d’objets connectés en 2025
Le véritable enjeu de la pollution du numérique se situe donc essentiellement dans la fabrication de nos outils du quotidien. D’après une étude menée par Green.it publiée en septembre 2019, si le nombre d’équipements classiques dans le monde va continuer d’augmenter ces cinq prochaines années, ce sont surtout les objets connectés qui vont connaître un boom à la vente dans le monde, passant de 20 milliards en 2020 à plus de 50 milliards en 2025. D’autres objets du quotidien pourraient également accroître leur part dans l’empreinte carbone du numérique, comme les télévisions par exemple, notent les auteurs, avec un renouvellement important du parc pour un agrandissement de la taille de l’écran – 50 cm de diagonales en 2010 à 1,6 m en 2025.

Le deuxième enjeu est celui de la consommation d’énergie du numérique. Selon les chiffres de l’ADEME publiés en janvier, le secteur des nouvelles technologies représente à lui seul entre 6 et 10 % de la consommation mondiale d’électricité. L’explosion du volume des données avec notamment la croissance exponentielle du streaming vidéo participe entre autres à cette forte consommation énergétique. Encore faut-il savoir d’où vient cette énergie, si elle est française ou non et le degré de son empreinte carbone. La mission d’information du Sénat note ainsi que 80 % des émissions liées au numérique sont produites à l’étranger.

La proposition de loi adoptée par le Sénat contient en ce sens deux priorités majeures. Dans un premier temps l’objectif est de prolonger la durée de vie de nos téléphones, ordinateurs et autres outils numériques. « Il nous faut pour cela renforcer la filière du reconditionné et réduire l’obsolescence logicielle », détaille Vincent Thiébaut, député rapporteur de la loi. Dans un second temps, « il faut faire un travail de pédagogie sur la sobriété numérique, en un mot, apprendre à se déconnecter », continue-t-il, pour limiter la consommation énergétique. Ce texte de loi constituera, s’il est adopté par l’Assemblée nationale, un tout premier cadre législatif en la matière.

Mayeul Aldebert, Le Figaro, 9/06/2021

Thème de l’exposé : le numérique est-il trop polluant ?

DOCUMENT 2

70 % des Français ignorent le concept de sobriété numérique

Les Français sont prêts à adopter certains gestes quotidiens mais sont réticents, par exemple, à regarder des vidéos en basse définition pour réduire leur empreinte numérique.

La bataille environnementale est loin d’être gagnée. À ce jour, 70 % des Français n’ont jamais entendu parler du concept de sobriété numérique. Et même chez ceux qui affirment en avoir entendu parler, seuls 8 % savent précisément de quoi il s’agit. Résultat : 62 % des personnes interrogées admettent ne pas faire attention à l’impact de leurs usages numériques sur l’environnement.

Selon une étude menée par l’institut Odoxa, « la sobriété numérique ne semble pas s’être imposée dans les réflexes des Français au même titre que les bonnes pratiques de vigilance écologique au quotidien. En décembre 2020, ils étaient 86 % à déclarer faire attention à limiter l’impact environnemental ou sociétal de leur mode de vie ».

Étonnamment, un certain nombre de pratiques sont pourtant massivement adoptées par les Français : 73 % d’entre eux suppriment régulièrement leurs anciens courriels et 72 % ont aussi pris l’habitude de supprimer/fermer les applications inutilisées sur leur téléphone.

L’homo numericus est-il prêt à faire plus pour la planète ? Cela reste à voir. Plus de la moitié (52 %) n’envisage pas de regarder des vidéos en basse définition, 51 % ne comptent pas installer un moteur de recherche écoresponsable et 46 % écartent l’idée d’acheter un ordinateur ou un téléphone reconditionné. En revanche, 62 % se disent prêts à remplacer moins souvent qu’avant leur équipement numérique.

Enquête menée par l’institut Odoxa, les 21 et 22 avril 2021 auprès d’un échantillon de 1005 personnes françaises âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population.

Bruno Texier, archimag.com, 17/05/2021

1. Je planifie l’exposé (60 minutes)

La consigne de l’épreuve est claire : le candidat doit obligatoirement utiliser les documents dans son exposé. Cependant, le but de l’exercice est de développer un point de vue personnel. Il ne faut pas résumer les textes ni les commenter longuement, mais les exploiter comme source documentaire. Autrement dit, le candidat doit en extraire des idées et des informations pertinentes pour les intégrer dans sa réflexion personnelle. En particulier, les documents seront très utiles pour trouver des faits, des exemples et des chiffres qui serviront à illustrer les arguments.

Je vais donc faire attention à ne pas rester trop près des textes. Pendant toute la préparation, je vais tâcher d’être très actif afin de développer une véritable réflexion personnelle.

Pendant toute la préparation, je vais tâcher d’être très actif afin de développer une véritable réflexion personnelle.

1.1. J’analyse le sujet (10 à 15 minutes)

Les documents abordent un problème qui peut être très large et complexe. Pour un exposé limité à 10 minutes, il faut donc choisir une direction précise, généralement une question à laquelle devra répondre toute l’argumentation. Autrement dit, dans cette première étape, je vais dégager une problématique.

Pour cela, je commence par mobiliser mes connaissance sur le thème, puis je fais une lecture globale des documents.

1.1.1. Je mobilise mes connaissances

Je lis le thème de l’exposé (c’est généralement une question) : « Le numérique est-il trop polluant ? » Je commence par faire un bref remue-méninges (ou brainstorming). Quelles sont mes connaissances sur ce thème ? Quels sont les enjeux ? Suis-je directement concerné par ce problème ? Est-ce que je peux me rappeler des exemples… ?

Personnellement, j’ai déjà quelques connaissances sur ce thème de la pollution numérique. Je sais que l’utilisation d’Internet consomme beaucoup plus d’énergie qu’on ne le pense. J’ai déjà vu un reportage qui expliquait comment limiter cette pollution en supprimant les anciens messages dans une boîte e-mail, etc.

Mobiliser ainsi mes connaissances, avant la lecture des documents, me permet d’adopter immédiatement une attitude active. De plus, cela facilitera la compréhension des textes en réactivant dans ma mémoire le vocabulaire important sur le thème. Mais bien entendu, si je ne comprends pas du tout le thème, inutile de paniquer : je cherche les termes inconnus dans le dictionnaire ou je passe tout de suite à la lecture des documents !

Mobiliser mes connaissances avant la lecture des documents me permet d’adopter immédiatement une attitude active. De plus, cela facilitera la compréhension des textes en réactivant dans ma mémoire le vocabulaire important sur le thème.

1.1.2. Je fais une lecture globale des documents

Je commence par explorer les textes (titres, intertitres, sources…), puis je fais 1 lecture rapide afin de répondre aux questions suivantes.

Quelles sont les sources des documents ?
Je constate que les 2 articles sont récents et qu’ils sont écrits à peu près à la même époque. C’est donc un problème encore actuel, qui n’a pas beaucoup évolué. Je relève les auteurs, car je pourrai en avoir besoin pour des citations au cours de mon exposé.

Quelles sont les circonstances de publication ?
Un article de presse est toujours écrit pour une certaine occasion. La repérer aide à comprendre l’intention générale du texte.

Le document 1 évoque « une proposition de loi visant à réduire l’empreinte écologique du numérique », autrement dit son impact sur l’environnement.
Le document 2 rapporte « une étude menée par l’institut Odoxa ». Il s’agit donc des résultats d’un sondage, d’où la présence de nombreux pourcentages.

Quel est le contenu essentiel des documents ?
Je résume en 1 ou 2 phrases, avec mes propres mots, l’idée générale de chaque document. Je réutiliserai ces résumés dans l’introduction de mon exposé.

Document 1 : une proposition de loi vise à réduire l’impact du numérique sur l’environnement en agissant sur 2 leviers : réduire l’obsolescence des logiciels et apprendre aux usagers à limiter la consommation d’Internet.
Document 2 : un sondage sur les usages du numérique révèle que la majorité des Français n’ont pas conscience que leur utilisation d’Internet est une source de pollution.

Quel est le rôle des documents ?
Autrement dit, pourquoi a-t-on choisi ces documents pour aborder le thème de la pollution numérique ? Comment se complètent-ils ? Quelles sont leurs différences d’intention et de contenu ?

Le document 1 montre l’importance du problème, les causes et les enjeux pour le futur. Dans le document 2, les résultats du sondage viennent confirmer le deuxième enjeu exposé dans le document 1 : les Français ont besoin d’apprendre à se déconnecter. On trouve par ailleurs des idées de solutions concrètes à ce problème, par exemple supprimer les anciens courriels.

Pendant ma lecture, je fais un usage limité du dictionnaire. Je ne cherche que les mots nécessaires pour collecter les informations ci-dessus. Je n’ai pas besoin de comprendre tout le contenu des documents.

Pendant ma lecture, je fais un usage limité du dictionnaire, car je n’ai pas besoin de comprendre tout le contenu des documents.

1.1.3. Je formule ma problématique

À quelle question mon exposé devra-t-il répondre ? Vous remarquerez dans les sujets d’examen que le thème est souvent formulé par une question : « Le numérique est-il trop polluant ? » Il est tentant de reprendre exactement cette question pour la problématique, mais je ne le conseille pas. En effet, les examinateurs évalueront la capacité du candidat à dégager une problématique personnelle et à la formuler avec précision. Il convient donc de la reformuler avec vos propres mots ou d’en choisir une autre.

D’autre part, le choix de la problématique va déterminer la recherche d’idées et le type de plan. Avec une problématique comme « faut-il s’inquiéter de la pollution numérique ? », je rechercherai des arguments pour ou contre afin de préparer un plan de type dialectique. Cependant, comme les documents de notre sujet exposent un problème et la recherche de solutions, je vais plutôt choisir la problématique suivante : « Comment lutter contre la pollution numérique ? » Par conséquent, j’opterai pour un plan de type « analytique » qui comprend généralement 3 grandes parties : I. Situation – II. Causes – III. Solutions.

1.2. Je cherche des idées (20 à 25 minutes)

C’est le moment de chercher des idées pertinentes, qui doivent toutes répondre à la problématique. Attention au hors-sujet ! Je commence donc par noter le plus vite possible tous les arguments et exemples tirés de ma réflexion personnelle et de mon environnement. Dans ce modèle, ils seront situés dans la société française, mais ils peuvent provenir de tous les pays, selon l’expérience du candidat.

Ensuite, je recherche dans la source documentaire des faits, des chiffres et des exemples pour illustrer mes arguments. Mais ce n’est pas tout : je relève également quelques idées que je pourrais nuancer ou réfuter. En effet, le jury évaluera la capacité du candidat à analyser la source avec un regard critique.

Dans tous les cas, il est indispensable de reformuler les éléments extraits des documents : je les note sur mon brouillon avec mes propres mots.

Selon les grands axes de mon plan, je dois donc commencer par décrire la situation liée à la pollution numérique. Soit, par exemple (pour plus de clarté, je mettrai en italique les éléments extraits de la source documentaire) :

  • Émissions de gaz à effet de serre > menace sur la planète d’un changement climatique (+ 2° d’ici 2040)
  • Conséquences d’un réchauffement climatique déjà connues : hausse du niveau des mers, canicules, etc.
  • Émissions de gaz à effet de serre du numérique plus élevées que pour le transport aérien : près de 7 % des émissions en France d’ici 2040
  • Consommation d’électricité par le numérique : de 6 à 10 % de la consommation mondiale
  • Avenir plus inquiétant encore : déploiement de la 5G et généralisation des objets connectés : 50 milliards en 2025

Je dois ensuite exposer les causes qui expliquent cette situation. Soit, par exemple :

  • Fabrication d’équipements très coûteuse en énergie : représente 70 % de l’empreinte carbone du numérique en France
  • Consommateur incité à renouveler régulièrement son matériel : obsolescence programmée, nouveau modèle de smartphone chaque année…
  • Développement du visionnage de vidéos en streaming : poids des fichiers vidéo (jusqu’à 10 GO pour un film en très haute résolution)
  • Forte fréquentation des réseaux sociaux : 3 milliards d’actifs sur Facebook
  • Nombreuses données échangées totalement inutiles : spams, publicités non sollicitées…
  • Pollution « cachée », inconnue de la majorité des internautes : 62 % n’ont pas conscience de l’impact du numérique sur l’environnement (enquête d’Odoxa)
  • Sensibilisation insuffisante et souvent maladroite : critique de termes compliqués comme sobriété numérique

Enfin, je dois envisager des solutions concrètes à ce problème. Soit, par exemple :

  • Intérêt d’un projet de loi comme dans le document 1 ? Déjà abandonné depuis la rédaction de l’article !
  • Éviter de visionner des vidéos en très haute définition : difficile à faire accepter ?
  • Économiser la consommation d’énergie à la maison : couper Internet la nuit, débrancher les appareils quand ils ne servent pas…
  • Augmenter la durée de vie des appareils : résister à la publicité, réparer, préférer les équipements reconditionnés
  • Mieux sensibiliser les internautes à la pollution numérique : communication simple et efficace…
  • Limiter le stockage des données : supprimer les anciens messages…

1.3. Je prépare le plan détaillé (20 à 25 minutes)

Un plan détaillé est indispensable pour organiser logiquement ma réflexion et servir de guide tout au long de mon exposé.

Pour réussir un plan argumentatif, je dois :

  • prévoir une introduction, un développement et une conclusion ;
  • structurer mon développement en 2 ou 3 parties assez équilibrées ;
  • regrouper et classer mes idées à l’intérieur de chaque partie ;
  • développer chaque argument par des idées secondaires et des exemples.
1.3.1. Je note mon plan

Dans ce modèle, j’ai opté pour un plan analytique qui comprend généralement 3 parties. Je prévois également des phrases de transition qui montreront clairement le passage entre chaque partie de mon développement. Voici donc mon exemple de plan détaillé :

I. Situation

1. Rôle du numérique dans le changement climatique

a. Réchauffement climatique : selon prévision, plus de 2°C d’ici 2040. Dû principalement aux émissions de gaz à effet de serre. Conséquences : hausse du niveau des mers, canicules, etc.
b. Part grandissante du numérique : émissions de gaz à effet de serre du numérique plus élevées que pour le transport aérien ( en France, 2 % des émissions, près de 7 % d’ici 2040). Énorme consommation d’électricité : de 6 à 10 % de la consommation mondiale.

2. Un avenir préoccupant

a. De plus en plus d’objets connectés : assistants vocaux, équipements domotiques, etc. Prévision : 50 milliards d’objets connectés en 2025 !
b. Généralisation des usages, encouragés par la pandémie : cours en ligne, télétravail, dématérialisation des services administratifs, etc.

Transition : Mais comment expliquer cette pollution liée au numérique ?

II. Causes
Pour être plus convaincant, j’évite une liste de causes sans ordre logique : je les classe par catégories.

1. Causes matérielles

a. Des équipements très coûteux en énergie. Pour la fabrication des terminaux (PC, smartphones) : énergies fossiles, eau, minerais… Représente 70 % de l’empreinte carbone du numérique en France. Pour le fonctionnement des réseaux : consommation d’électricité par les data centers (climatisation pour refroidir les machines).
b. Gaspillage matériel. Consommateur incité à renouveler régulièrement ses équipements : obsolescence programmée, nouveau modèle de smartphone chaque année… Peu de recyclage : selon un rapport de l’ONU (2013), 75 % des déchets électroniques ne seraient pas recyclés.

2. Causes immatérielles

a. Des usages de plus en plus énergivores. Forte fréquentation des réseaux sociaux : 3 milliards d’actifs sur Facebook. Contenus créés par les utilisateurs (photos, vidéos, messages…). Jeux vidéo massifs en ligne (Fortnite). Visionnage de vidéos en streaming : poids des fichiers vidéo (jusqu’à 10 GO pour un film en très haute résolution).
b. Pollution numérique « cachée ». Reste virtuelle, inconnue de la majorité des internautes : 62 % n’ont pas conscience de l’impact du numérique sur l’environnement (enquête d’Odoxa). Sensibilisation insuffisante et souvent maladroite : critique de termes compliqués comme sobriété numérique.

Transition : Après avoir examiné les causes, considérons maintenant les solutions possibles.

III. Solutions proposées
Pour la cohérence de mon plan, j’envisage des solutions en fonction des causes analysées dans la partie précédente.

1. Limiter la consommation énergétique

a. Réduire l’obsolescence des équipements. Résister aux modes, garder un appareil le plus longtemps possible. Faire réparer les appareils défectueux. Acheter des appareils d’occasion ou reconditionnés. En fin de vie, apporter les appareils au recyclage.
b. Réduire le fonctionnement des équipements. Couper Internet la nuit, débrancher les appareils quand ils ne servent pas, préférer le Wi-Fi à la 4G…

2. Sensibiliser à la pollution « cachée »

a. Mieux sensibiliser les internautes. Communiquer plus simplement et plus concrètement sur l’impact des usages sur l’environnement, notamment à l’école. Encourager une navigation plus responsable : réduire la qualité des vidéos, limiter le stockage des données en supprimant les anciens courriels, etc. Mais reste difficile à faire accepter !
b. Loi peu efficace pour modifier les comportements. De plus, obsolescence programmée déjà punie par la loi en France. Plutôt stimuler l’innovation dans les entreprises pour développer des équipements plus respectueux de l’environnement : systèmes de refroidissement dans les data centers, méthodes de stockage moins consommatrices d’énergie, etc.

Sur un brouillon personnel, j’utiliserai des abréviations et je ne rédigerai pas de phrases complètes : je les formulerai directement à l’oral pendant mon exposé devant le jury.

1.3.2. Je prépare l’introduction et la conclusion

Il ne faut pas négliger ces 2 sections essentielles dans un exposé. L’introduction sert de guide et la conclusion doit laisser le jury sur une bonne impression. Il est donc recommandé de les préparer soigneusement, voire de rédiger les premières phrases sur le brouillon.

Pour être efficace, l’introduction à l’exposé doit :

  • Exposer le problème : contexte et importance ;
  • Présenter brièvement les documents : sources et contenu essentiel ;
  • Formuler la problématique ;
  • Annoncer le plan.

En ce qui concerne la conclusion, elle doit :

  • Répondre clairement à la problématique ;
  • Récapituler le contenu essentiel du développement.

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2. Je présente l’exposé (8 à 10 minutes)

Me voilà prêt à présenter l’exposé devant le jury ! Avant toute chose, je n’oublie pas la technique de base d’un exposé oral : tout en consultant mes notes, je maintiens un contact visuel avec le jury.

Par ailleurs, monologuer pendant 10 minutes sans interruption du jury n’est pas un exercice facile. Je dois veiller à garder constamment le contrôle :

  • du temps : je ne reste pas trop longtemps sur la première partie, par exemple !
  • du contenu : je suis mon plan détaillé pour ne pas oublier les points importants.
  • de la langue : je corrige moi-même mes erreurs chaque fois que c’est nécessaire.

tout en consultant mes notes, je maintiens un contact visuel avec le jury

2.1. J’introduis l’exposé

Je commence logiquement par l’introduction que j’ai préparée dans la phase de planification. Par exemple :

« Dans les nombreux discours sur le réchauffement climatique, on parle peu du rôle important que joue le numérique, ce qui en fait une source de pollution « cachée ». Face à ce problème, le premier document, extrait du Figaro de juin 2021, évoque une proposition de loi qui vise à réduire l’impact du numérique sur l’environnement en agissant sur 2 leviers : réduire l’obsolescence des logiciels et apprendre aux usagers à limiter la consommation d’Internet. Dans le second document, extrait du magazine Archimag de mai 2021, un sondage sur les usages du numérique révèle que la majorité des Français n’ont pas conscience que leur utilisation d’Internet est une source de pollution. Mais alors, comment lutter contre la pollution numérique ? Dans un premier temps, je décrirai la part du numérique dans le changement climatique. Ensuite, je montrerai que cette pollution s’explique par des causes à la fois matérielles et immatérielles. Enfin, je proposerai des solutions permettant de réduire la pollution liée aux équipements ainsi qu’à nos usages d’Internet. »

2.2. Je développe mes arguments

Ensuite, je développe mes 3 parties successives.

Mon souci constant, ce doit être la clarté ! Je prends le temps de bien développer mes arguments avec des idées secondaires et des exemples. J’expose ma réflexion personnelle avec précision et nuance en employant un vocabulaire riche et varié pour décrire des faits, exprimer une opinion, proposer des solutions, etc. De même, je pense à varier la construction des phrases en évitant les phrases trop courtes ou trop simples. Si je ne trouve pas un mot, surtout je ne bloque pas : je fais une périphrase ou je reformule toute ma phrase.

D’autre part, je fais des transitions pour signaler le passage entre les parties de mon développement. De plus, j’utilise des connecteurs variés pour relier les idées. Tout cela afin de donner au jury une impression de fluidité où les arguments s’enchaînent sans difficulté.

L’exposé doit donner une impression de fluidité où les arguments s’enchaînent sans difficulté.

Enfin, je veille à reformuler les informations extraites des documents, pour démontrer ma capacité à m’exprimer avec mes propres mots. Toutefois, je peux citer certaines phrases si je le juge nécessaire, en utilisant des formules adéquates comme « l’auteur affirme, je cite, que… »

2.3. Je conclus l’exposé

Enfin, je passe à la conclusion. Par exemple :

« En définitive, des solutions existent pour lutter contre la pollution numérique et il ne faudrait plus attendre pour les appliquer. En effet, j’ai montré la part grandissante du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre. Et avec les objets connectés ainsi que la généralisation du télétravail, cela ne risque pas de s’arranger dans un avenir proche. Nous avons vu par ailleurs que la pollution numérique présente des causes matérielles et immatérielles. Ce sont, d’une part, la fabrication et l’usage des appareils qui engendrent un énorme gaspillage, d’autre part l’inconscience des internautes, qui consomment des médias à fort impact sur l’environnement, en particulier les vidéos. Face à ce phénomène, il devient urgent d’augmenter la durée de vie de nos appareils et d’optimiser leur fonctionnement. Par ailleurs, plutôt qu’une nouvelle loi, c’est une sensibilisation efficace des usagers, mais aussi des entreprises du numérique, qui fera la différence pour l’avenir. »

Finalement, pour clôturer mon exposé, j’emploie une formule habituelle comme « Je vous remercie de m’avoir écouté. » Surtout, j’évite des phrases comme « Voilà, j’ai fini » ou « C’est tout ! » qui ne mettent pas mon exposé en valeur.

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À vous !

Et vous ? Comment feriez-vous ? Bien entendu, il n’y a pas de méthode unique pour réussir un exposé du DALF C1. C’est à vous d’adopter les techniques qui vous conviennent. Merci de partager vos stratégies et vos expériences dans les commentaires.

Pour aller plus loin, vous pourrez apprendre à mettre des arguments en valeur.

Ce modèle pour un exposé du DALF C1 est extrait de mon livre Production orale DALF C1. Vous y trouverez beaucoup d’autres exemples de production orale DALF C1.

Je vous invite à consulter également mes modèles pour la production écrite DALF C1 : la synthèse et l’essai argumenté.

proposer des solutions

Les mots pour proposer des solutions

À l’écrit comme à l’oral, vous aurez souvent besoin de proposer des solutions en français. C’est le cas notamment dans les épreuves du DELF B2 et du DALF.

Or, substantifs, adjectifs, verbes et constructions verbales : les moyens de proposer des solutions — ou de donner des conseils — sont très nombreux. A partir du niveau B2, il devient essentiel de connaître des expressions variées et assez complexes, en particulier dans un contexte formel.

Voici donc un module d’activités progressives pour vous aider à enrichir votre vocabulaire. Les 2 premières sections, Observer et Comprendre sont destinées à la compréhension du lexique qui permet de proposer des solutions. La section Pratiquer propose des activités d’entraînement. Enfin, la section À vous ! invite à des productions libres que vous pourrez partager dans les commentaires.

Toutes les activités ci-dessous sont adaptées de mon livre Les mots pour convaincre, qui aborde le vocabulaire essentiel pour argumenter et débattre en français langue étrangère.

Observer

Comprendre

Pratiquer

7. Rédigez une proposition de solution à partir des informations indiquées. Puis, cliquez sur la flèche pour découvrir un exemple de corrigé.

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À vous de proposer des solutions !

8. Quelles solutions proposeriez-vous dans les situations suivantes ? Partagez-les avec nous dans les commentaires !

  • A. Un ami voudrait arrêter de fumer.
  • B. La pollution sonore dans votre ville.
  • C. La surpopulation dans les universités.
  • D. L’invasion des océans par le plastique.

Je vous invite également à découvrir un autre module d’activités : Donner des chiffres pour convaincre.

Si vous avez des questions sur ce module ou un problème à signaler, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires !

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textes argumentatifs DELF-DALF

Les textes argumentatifs au DELF-DALF

Les textes argumentatifs du DELF-DALF suscitent toujours de nombreuses questions… Est-ce que l’adresse est obligatoire dans une lettre ? Faut-il mettre un titre à l’article de journal ? Comment conclure dans un courrier des lecteurs ? En effet, la variété des types de textes argumentatifs au DELF-DALF ne facilitent pas la préparation à l’épreuve de production écrite et il serait injuste de dire qu’il n’y a là que des questions de détail sans importance. En effet, on ne commence pas du tout de la même manière une lettre formelle et un article de presse. Par ailleurs, les candidats se sentent quelquefois perdus devant la diversité des modèles qu’ils peuvent rencontrer dans les livres de préparation. Une autre difficulté : il arrive que la consigne ne précise pas exactement le type de texte. Par exemple, comment comprendre « vous écrivez au courrier des lecteurs… » ? S’agit-il d’écrire une lettre formelle adressée aux journalistes ? D’un courrier électronique ? Ou encore d’un message qui sera posté dans la rubrique des lecteurs sur le site Internet du journal ?

Je tenterai donc dans cet article de faire un point le plus complet possible sur les différents types de textes argumentatifs au DELF-DALF : comment lire une consigne ? Quels sont les éléments obligatoires dans un texte ? Plus précisément, il s’agit des DELF B1, DELF B2 et DALF C1 dans leur version tout public. Il est clair qu’entre une opinion personnelle au B1 et une argumentation élaborée au C1, il y aura une énorme différence dans la production, mais on peut tout de même distinguer 8 grands types de textes plus ou moins communs aux 3 niveaux :

  • Le courrier amical (seulement DELF B1)
  • L’essai
  • L’article de presse
  • La lettre formelle (DELF B2 et DALF C1)
  • Le courriel (e-mail) formel
  • Le message dans un forum
  • Le courrier des lecteurs
  • La lettre ouverte (surtout DALF C1)

Avant d’aborder les différences par des exemples concrets et des activités, rappelons tout de suite les grands points communs.

Ce que les textes argumentatifs au DELF-DALF ont en commun

Premier point commun : à l’exception de l’essai, la consigne impose toujours une simulation où le candidat doit jouer un rôle. Bien lire la consigne, c’est donc identifier correctement la situation de communication en se posant les questions suivantes :

  • Qui suis-je selon la consigne ?
  • Quel est le problème ?
  • À qui dois-je écrire ?
  • Quel type de texte ?
  • Dans quel but ?

Le candidat aura souvent besoin d’imaginer certaines informations pour donner un contexte plus authentique à sa production. Par exemple, s’il doit évoquer son quartier dans une lettre formelle, il lui trouvera un nom.

à l’exception de l’essai, la consigne impose toujours une simulation où le candidat doit jouer un rôle

Deuxième point commun : l’anonymat. Le correcteur de l’examen ne doit pas connaître l’identité du candidat. Par conséquent, les vrais noms et prénoms ne doivent jamais apparaître dans la signature, ni dans les coordonnées ni le corps du texte.

Troisième point commun : la construction générale du texte. Que ce soit pour partager des expériences personnelles ou pour contester une décision, un texte argumentatif devra dans tous les cas présenter :

  • Une introduction, un développement et une conclusion ;
  • Un développement organisé selon un plan logique ;
  • Un paragraphe différent pour chaque idée principale ;
  • Une mise en page qui montre clairement l’organisation du texte et la progression des idées.

Dernier point commun : pas de détails inutiles. Le candidat est libre d’ajouter des détails pour rendre la mise en page plus réaliste, selon le type de texte. Par exemple, il peut écrire les coordonnées de l’expéditeur en haut à gauche d’une lettre formelle. Mais attention, officiellement tous les mots écrits sur la copie du candidat sont comptés. Par conséquent, il vaut mieux éviter les détails inutiles qui pourraient allonger le texte pour rien. Ce ne serait pas très grave, puisque le candidat peut dépasser le nombre de mots indiqué. En revanche, il faut absolument éviter de déséquilibrer le texte : imaginez une lettre de 250 mots au total qui compteraient déjà 100 mots avant le corps du texte pour l’expéditeur, le destinataire, l’objet et la date !

Je recommande ainsi d’ajouter uniquement des détails utiles à la simulation, qui montrent que vous avez bien compris la situation de communication. Par exemple, vous pourrez ajouter dans la signature d’une lettre formelle « Président de l’association… » si c’est le rôle que la consigne vous demandait de jouer pendant l’examen. Inutile, en revanche, de préciser l’adresse et le téléphone de l’association… même si c’est nécessaire dans la « vraie vie » normalement !

Je recommande d’ajouter uniquement des détails utiles à la simulation, qui montrent que vous avez bien compris la situation de communication

Voyons maintenant un exemple pour chaque type de textes argumentatifs au DELF-DALF. Vous pourrez ainsi vous entraîner à l’analyse d’un sujet et déterminer ce qu’un texte doit contenir ou non. Bien entendu — rappelons-le une fois encore — il y aura une énorme différence de niveau entre un DELF B1 et un DALF C1… mais cela ne change rien à la méthode d’analyse du sujet et aux types de textes qui nous concernent ici.

Le courrier amical

Parmi les 3 niveaux que nous traitons ici, le courrier amical ne peut se rencontrer qu’au DELF B1. C’est un type de texte informel, qui peut être une lettre ou un courriel (e-mail). À ce niveau et dans un contexte amical, ce n’est pas exactement un texte argumentatif, bien sûr. Mais, le candidat doit exprimer une opinion de manière simple ou donner des conseils, basés sur son expérience personnelle. Le registre de langue est assez familier. Voici un exemple de courriel amical au DELF B1 :

Consigne

Vous recevez ce courriel d’Alexandra, une amie française :

Salut,
Pour faire mon stage de master en commerce international, j’aimerais beaucoup venir dans ton beau pays. Mais je ne sais pas encore dans quelle ville et comment trouver un logement pas trop cher. Tu peux me conseiller ? Et pour la langue, tu crois que je dois prendre des cours avant de partir ?
Merci d’avance pour ta réponse.
Alexandra

Vous répondez à Alexandra pour la conseiller. Vous donnez des exemples tirés de votre expérience personnelle.

Analyse du sujet

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L’essai

L’essai est un type différent des autres textes argumentatifs au DELF-DALF, car il ne s’agit pas d’une simulation. Le candidat exprime directement son opinion personnelle dans un texte qui n’a pas de destinataire particulier. Le registre de langue est formel. Voici un exemple de sujet pour le niveau B2 :

Consigne

Les bienfaits de la lecture sont déjà connus. Pourtant, une étude scientifique récente révèle une découverte surprenante : lire des livres permettrait de vivre plus longtemps. Un argument décisif qui pourrait redonner aux jeunes le goût de lire ! Qu’en pensez-vous ?
Vous exprimerez votre opinion personnelle dans un essai argumenté et construit.

Analyse du sujet

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Je vous invite à découvrir un modèle de corrigé de cet essai au DELF B2 que j’ai déjà publié sur le blog.

L’article de presse

C’est un type de texte possible dans les 3 niveaux que nous traitons ici. Bien sûr, on ne demande pas au candidat d’écrire comme un vrai journaliste. Mais je recommande de jouer le jeu en donnant au texte une mise en page qui rappelle un article de presse. Le registre de langue est généralement formel, mais il peut être un peu familier dans certaines situations (presse lycéenne ou étudiante). Voici un exemple de sujet pour le DELF B2 :

Consigne

Le magazine de votre université en France invite ses lecteurs à contribuer sur le sujet suivant : peut-on être ami avec son professeur sur Facebook ? Vous décidez de participer en exprimant votre opinion dans un article construit et illustré d’exemples pertinents.

Analyse du sujet

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Je vous invite à découvrir un modèle de corrigé pour cet article de DELF B2 que j’ai déjà publié sur le blog.

La lettre formelle

C’est le type de texte le plus courant à l’examen du DELF B2. On peut distinguer 2 grands types très fréquents : la lettre de demande, dont le but est de proposer un projet et la lettre de protestation, dont le but est de vous opposer à une décision. Selon le type, la manière d’introduire le sujet et d’exprimer vos intentions sera différente. Le registre de langue est formel. Voici un exemple de sujet pour le niveau B2 :

Consigne

Le directeur du collège où votre enfant est scolarisé a décidé d’interdire les téléphones portables dans son établissement. Au nom de l’association des parents d’élèves que vous présidez, vous écrivez une lettre pour contester cette décision en exposant des arguments illustrés par des exemples.

Analyse du sujet

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Je vous invite à découvrir le modèle de corrigé pour cette lettre formelle au DELF B2 que j’ai déjà publié sur le blog. Vous pouvez également découvrir un autre exemple pour le DELF B2 en vidéo sur la chaîne YouTube de commun français.

Le courriel formel

Ce type de courriel (e-mail) n’est pas très différent de la lettre formelle dans son organisation. On y retrouve le même type d’introduction, de développement et de conclusion. En revanche, on observe des différences de mise en page et dans les formules de politesse, un peu moins formelles dans le courriel. Voici un exemple de sujet pour le niveau B2 :

Consigne

La bibliothèque de votre quartier ne permet pas encore le prêt de livres numériques. Par courriel, vous suggérez au responsable de mettre en place ce type de service. Vous lui exposez les avantages du livre numérique en vous appuyant sur des exemples précis.

Analyse du sujet

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Je vous invite à découvrir le modèle de corrigé pour cet e-mail au DELF B2 que j’ai publié sur le blog.

Le message dans un forum

Sur Internet, un forum désigne un espace qui regroupe des membres pour discuter librement sur des sujets, souvent spécialisés (voyages, santé, jeux vidéo, etc.) Chaque membre peut participer — on dit aussi contribuer — à une discussion en publiant un message. Le registre de langue est standard, un peu familier dans certains cas, mais pas trop. Voici un exemple de sujet pour le niveau C1 :

Consigne

Un site Internet consacré au numérique a lancé un débat sur son forum : « faut-il mettre fin à l’anonymat sur Internet ? » Vous contribuez au débat en exposant votre opinion personnelle illustrée d’exemples, dans un texte clair et bien structuré.

Analyse du sujet

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Un modèle de corrigé pour ce sujet a été publié dans le livre Production écrite DALF C1.

Le courrier des lecteurs

Le courrier des lecteurs est, dans un titre de presse sur papier ou en ligne, une rubrique qui permet aux lecteurs d’exprimer leur opinion. Sauf précision dans la consigne, la forme du texte est libre. Il peut ressembler, dans son organisation générale, à une lettre formelle : une introduction qui expose le motif du courrier + développement de l’opinion personnelle + conclusion et remerciements. Cependant, la mise en page et les règles de politesse seront plus libres. Le registre de langue est formel, mais le vocabulaire peut être un peu familier dans certaines situations (presse lycéenne ou étudiante). Voici un exemple de courrier des lecteurs pour le niveau C1 :

Consigne

Vous avez lu dans un magazine étudiant une pétition contre l’enseignement en ligne à l’université. Vous écrivez au courrier des lecteurs pour réagir à cette critique. Vous essayez de convaincre des avantages d’un modèle hybride, qui alterne cours à distance et cours en classe.

Analyse du sujet

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Un modèle de corrigé pour ce sujet a été publié dans le livre Production écrite DALF C1.

La lettre ouverte

Une lettre est dite ouverte, lorsqu’elle est publiée dans les médias, alors qu’elle s’adresse à un destinataire particulier, souvent un responsable politique. La mise en page n’est pas différente d’une lettre formelle : à l’examen, on y mentionnera au minimum le destinataire et l’objet. La différence est dans le contenu et surtout le ton. En effet, une lettre ouverte est écrite par une personne — ou un collectif — qui défend une cause, dans le but de convaincre le destinataire. Il s’agit plus précisément de critiquer une situation, de démontrer son importance pour enfin demander des changements. Le ton de la lettre est donc surtout polémique et la diffusion dans la presse est destinée à pousser le destinataire à s’intéresser au problème. Le registre de langue est très formel. Voici un exemple de sujet pour le DALF C1 :

Consigne

Au nom d’une association qui lutte contre les discriminations en milieu professionnel, vous écrivez au Premier ministre une lettre ouverte où vous dénoncez les discriminations linguistiques au travail. Vous insistez sur leur gravité en vous appuyant sur des exemples précis et vous proposez des mesures concrètes.

Analyse du sujet

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À vous !

À vous maintenant, en fonction de vos besoins, de faire votre propre bilan sur les textes argumentatifs du DELF-DALF : que doit contenir une lettre formelle ? Quelles sont les différences entre un essai et un courrier des lecteurs… ? Je vous invite également à poster vos remarques et questions dans les commentaires.

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expressions françaises pour argumenter

10 expressions françaises pour argumenter

Dans mon livre « Les mots pour convaincre », j’explique près d’une cinquantaine d’expressions françaises pour argumenter et débattre.

Argumenter et débattre, c’est-à-dire échanger des idées en vue de convaincre quelqu’un ou de prendre des décisions. Vous trouverez sur YouTube de nombreuses expressions familières, à utiliser entre amis seulement, mais celles que je vais vous présenter dans cette vidéo peuvent très bien s’employer dans un contexte formel : un exposé oral ou un texte académique comme un essai, une lettre argumentative, etc.

Pour faciliter leur emploi, j’ai classé ces dix expressions idiomatiques pour argumenter en fonction de leurs objectifs de communication. Certaines pourront servir à proposer des solutions, d’autres à exprimer un accord… ou un point de vue !

Voici donc les 10 expressions françaises pour argumenter que vous pourrez découvrir dans cette vidéo :

  • Prendre fait et cause pour
  • Se faire l’avocat du diable
  • Avoir l’intime conviction
  • À prendre avec des pincettes
  • Ce ne sont pas les exemples qui manquent
  • C’est l’exception qui confirme la règle
  • Une solution de rechange
  • Prendre le mal à la racine
  • Trouver un terrain d’entente
  • Suivre sur ce plan

Bon visionnage !

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Vidéo : 10 expressions françaises pour argumenter

À vous !

Cette vidéo vous a plu ? Vous voudrez sûrement compléter la liste des expressions françaises pour argumenter avec 20 expressions pour convaincre et 10 expressions idiomatiques de l’accord et du désaccord.

Depuis cette vidéo, j’ai également publié Les expressions pour argumenter, un livre qui explique 200 expressions idiomatiques pour débattre à l’écrit et à l’oral. Pour faciliter leur réemploi, ces expressions sont classées en 20 fonctions qui couvrent les opérations essentielles de l’argumentation : structurer un discours, présenter des faits, prendre position et débattre. Le livre comprend :

  • 200 expressions expliquées dans un français simple avec des exemples concrets d’emploi
  • La version audio des exemples pour pratiquer la compréhension et la production orales
  • Pour s’évaluer, des tests en 2 versions : interactive en ligne plus un cahier PDF imprimable
  • Un index alphabétique permettant de retrouver facilement une expression

Si vous vous demandez encore pourquoi ce livre, je vous explique toutes les raisons pour les quelles vous devez apprendre des expressions françaises.

mots pour argumenter

Les mots pour argumenter enfin regroupés dans un seul livre !

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer la sortie du septième livre de commun français, entièrement consacré aux mots pour argumenter à l’écrit et à l’oral :  Les mots pour convaincre.

Pourquoi un livre sur les mots pour argumenter ?

Comme Les mots de l’info, déjà paru dans la même collection, Les mots pour convaincre est d’abord conçu comme un outil complémentaire pour les candidats au DELF B2 et au DALF C1, ainsi que pour leurs professeurs. En effet, toutes les épreuves ont un rapport direct avec l’argumentation : il faut comprendre des émissions de radio ou des articles de presse qui exposent des opinions ; en production, il est demandé d’écrire une lettre formelle et de présenter un point de vue lors d’un exposé oral. Par ailleurs, les exemples et les exercices proposés dans ce livre ont été soigneusement choisis afin de correspondre aux problématiques fréquentes aux examens, pour un entraînement encore plus efficace.

Les enseignants de français langue étrangère (FLE) trouveront rassemblés en un volume des contenus d’apprentissage habituellement dispersés dans les manuels et limités à quelques actes de paroles ou à des connecteurs logiques. Or, l’aisance dans l’argumentation suppose également la maîtrise de nombreux verbes et substantifs, comme ceux qui permettent d’expliquer les causes et les conséquences d’un phénomène. De plus, les séquences pédagogiques, conçues pour aller rapidement à l’essentiel, pourront aussi bien étayer des productions en classe que compléter une préparation aux examens du DELF/DALF par des activités supplémentaires en dehors des cours.

Plus généralement, Les mots pour convaincre pourront intéresser tous ceux qui ont besoin d’enrichir leur vocabulaire pour comprendre et construire une argumentation en français. Les 15 leçons progressives, qui partent d’activités de compréhension pour arriver à des productions de plus en plus complexes, permettent de mémoriser les fonctions de langue essentielles, comme exprimer un point de vue, proposer des solutions, etc. L’objectif visé est le perfectionnement — autrement dit la richesse et la variété du vocabulaire — tel qu’il est exigé à partir du niveau B2 par le Cadre européen de référence.

Que trouverez-vous dans Les mots pour convaincre ?

Les mots pour convaincre sont organisés autour de 4 parties qui correspondent aux 4 grandes opérations de l’argumentation : structurer un discours, présenter des faits, prendre position et débattre. Chaque partie permet d’apprendre 3 ou 4 fonctions essentielles, c’est-à-dire des actions concrètes de communication. Par exemple, dans la partie Présenter des faits, nous verrons comment donner des chiffres, exprimer une certitude…

À chacune des fonctions est consacrée une séquence d’apprentissage complète et progressive qui comprend 6 étapes :

  1. Observer expose une dizaine d’exemples pour introduire la fonction.
  2. Comprendre invite à réactiver les connaissances et à découvrir le sens des mots et expressions nouveaux, la construction des verbes, etc.
  3. Pratiquer contient 3 exercices de difficulté croissante pour entraîner à l’emploi du vocabulaire.
  4. À vous de jouer ! propose des activités de production libre, à l’écrit ou à l’oral, qui incitent à réemployer le lexique en variant les formulations.
  5. Pour aller plus loin explique et illustre 3 expressions idiomatiques couramment employées par les Français. Là encore, ces expressions sont choisies dans le registre standard ou formel, pour permettre leur emploi dans un contexte scolaire ou professionnel.
  6. La boîte à outils récapitule le vocabulaire essentiel, pour le retrouver facilement lors d’activités de production, ou encore pour une révision rapide avant un examen.

Les corrigés des exercices, ainsi que les propositions de réponses pour les activités de production libre, sont fournis à la fin du livre.

Les mots pour convaincre, c’est donc :

  • Plus de 750 mots et expressions pour argumenter.
  • De nombreux exemples qui portent sur les sujets d’actualité fréquents aux examens.
  • 100 activités progressives accompagnées de leurs corrigés.
  • Des expressions idiomatiques pour aller plus loin dans la connaissance de la langue française.
  • Des boîtes à outils qui récapitulent les mots pour argumenter, afin de les retrouver rapidement.

Où trouver Les mots pour convaincre ?

Vous pouvez acquérir Les mots pour convaincre en version numérique (e-book) au format de votre choix : PDF, Kindle, Apple Books… Mais si vous préférez les « vrais » livres, la version papier est disponible à la commande sur Amazon.

Pour découvrir le sommaire et lire un extrait, rendez-vous sur la page du livre.

Bonne lecture ! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez du livre en commentaire.

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marquer des transitions

Marquer des transitions pour convaincre

Pour convaincre à l’écrit comme à l’oral, vous aurez besoin de marquer des transitions pour aider le lecteur ou l’auditeur à se repérer dans les différents moments de votre développement. À partir du niveau B2, il faut de plus disposer d’un vocabulaire assez large pour varier les formulations.

Voici donc une séquence progressive, extraite du livre Les mots pour convaincre, qui pourra vous aider à enrichir votre vocabulaire pour marquer des transitions. Les premières activités sont destinées à la compréhension du vocabulaire. Les activités suivantes conduisent à des productions de plus en plus libres. Une section Aller plus loin permet de découvrir 3 expressions idiomatiques. Enfin, un tableau récapitule les mots et expressions essentiels pour marquer des transitions.

Vous trouverez les corrigés des exercices tout à la fin de cet article.

Observer

1. Je souhaiterais revenir un moment sur l’aspect créatif du jeu vidéo.
2. Venons-en à présent aux modalités d’application de cette mesure.
3. Entre parenthèse, ce n’est pas la première fois qu’un tel problème survient.
4. Je précise en passant que l’auteur s’est trompé sur les chiffres.
5. Je ne m’étendrai pas sur cet inconvénient.
6. J’évoquais précédemment la responsabilité des consommateurs.
7. Après avoir examiné les causes, considérons maintenant les solutions.
8. Mais n’anticipons pas.

Comprendre

1. Pourquoi faut-il utiliser des phrases de transition ?

2. Les transitions sont-elles plus utiles dans une argumentation écrite ou orale ? Justifiez votre réponse.

3. Classez les phrases de la section Observer selon leur fonction.

A. Passer à l’étape suivante :
B. Ouvrir une parenthèse :
C. Revenir en arrière :
D. Interrompre un développement :

Pratiquer

4. Complétez les phrases avec les mots suivants correctement accordés : aspect, atout, remarque, arrière, avantage.

A. Après avoir considéré les inconvénients, abordons maintenant les ………………..
B. Considérons maintenant l’……………….. juridique de ce problème.
C. Mais je souhaiterais revenir un peu en ………………..
D. Malgré ses faiblesses, cette solution présente de nombreux ………………..
E. Je voudrais faire une dernière ……………….. avant de conclure.

5. Reformulez les phrases suivantes d’une manière plus formelle.

A. Je vais passer à la deuxième partie : les inconvénients. ⇒
B. J’ai une parenthèse à faire. ⇒
C. J’ai déjà parlé avant du gaspillage alimentaire. ⇒
D. J’arrête de répondre à cette question. ⇒

6. Complétez les phrases.

A. Comme je le disais ……………….., l’augmentation des gaz à effet de serre est inquiétante.
B. Je ……………….. rapidement sur la question des OGM.
C. Je souhaiterais ……………………. poursuivre avec l’énergie solaire.
D. Il faudrait supprimer ce moyen de transport qui, soit dit entre ……………….., coûte très cher.
E. Cela nous ……………….. à l’aspect économique.
F. Mais je ne voudrais pas ……………….. et je laisse cet aspect pour plus tard.

À vous de marquer des transitions !

7. Vous présentez un exposé sur les jeux vidéo. Trouvez un lien logique entre chaque paire d’éléments et rédigez une phrase de transition.

A. Éducatif / sanitaire
B. Addiction / 0.3%
C. Développer des réflexes / ralentir le vieillissement

Pour aller plus loin

Voici 3 expressions idiomatiques qui vous permettront de marquer des transitions d’une manière… très française !

Revenons à nos moutons : revenons à notre sujet (se dit lorsque le dialogue s’est trop éloigné de son sujet principal). Tout cela est très intéressant, mais revenons à nos moutons : quelles seraient les autres conséquences sur la santé ?

Sauter du coq à l’âne : passer d’un sujet à un autre sans aucune transition. Il saute tout le temps du coq à l’âne, je n’arrive pas à suivre son développement.

Entrer dans le vif du sujet : aborder le point le plus important. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaiterais faire une remarque.

Retrouvez d’autres expressions idiomatiques pour structurer un discours dans mon livre Les expressions pour argumenter.

Boîte à outils pour marquer des transitions

Et voici pour finir un tableau qui récapitule les mots et expressions essentiels pour marquer des transitions.

Mots et expressions essentiels
Les moments du développementaspect – atouts/faiblesses – avantages/inconvénients – digression – parenthèse – partie – précision – remarque – retour en arrière – thèse/antithèse/synthèse
Verbesaborder – amener – analyser – anticiper – considérer – développer – étudier – évoquer – examiner – laisser – passer – poursuivre – préciser
Passer à l’étape suivanteVenons-en à présent à la question de… – Cela nous amène à… – Je voudrais à présent poursuivre avec… – Après avoir examiné les causes… considérons maintenant les solutions.
Ouvrir une parenthèseEntre parenthèse – Je souhaiterais ouvrir une parenthèse – Je précise en passant que…
Revenir en arrièreJe souhaiterais revenir un moment sur… – Pour en revenir à… – J’évoquais précédemment…
Interrompre un développementJe passerai rapidement sur… – Je ne m’étendrai pas sur… – Mais n’anticipons pas.

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Corrigés des exercices

Exercice 1
De même que l’annonce du plan, les phrases de transition aident le destinataire (l’auditeur ou le lecteur) à se repérer dans une argumentation, à savoir à quelle étape se situe un développement. Cela facilite grandement la compréhension.

Exercice 2
Elles sont plus utiles, et même indispensables, à l’oral. En effet, il est plus difficile à l’oral de se souvenir des différentes parties, car les capacités de mémoire d’un auditeur sont limitées. En revanche, elles seront utiles dans le cas d’une argumentation écrite, mais en moins grande quantité, car le lecteur a la possibilité de revenir en arrière, de relire les passages qu’il a oubliés.

Exercice 3
A. 2 et 7 ; B. 3 et 4 ; C. 1 et 6 ; D. 5 et 8

Exercice 4
A. avantages ; B. aspect ; C. arrière ; D. atouts ; E. remarque

Exercice 5
A. Cela nous amène à considérer les inconvénients. B. Je souhaiterais ouvrir une parenthèse. C. J’évoquais précédemment le gaspillage alimentaire. D. Je ne m’étendrai pas sur cette question.

Exercice 6
A. précédemment ; B. passerai ; C. à présent (maintenant) D. parenthèse ; E. amène ; F. anticiper

Exercice 7
Réponses libres. Voici une proposition de corrigés :
A. Après avoir considéré les avantages éducatifs du jeu vidéo, abordons maintenant ses inconvénients sur le plan sanitaire.
B. Je précise en passant que l’addiction ne concerne que 0.3% des joueurs.
C. Je viens de montrer que le jeu vidéo développe des réflexes et je souhaiterais poursuivre avec un autre avantage : il permet de ralentir le vieillissement.