Grille d'évaluation de l'oral du DALF C1

Comment évaluer votre oral du DALF C1 ?

Comment évaluer votre oral du DALF C1 ? Comment mieux vous préparer à cette épreuve ? Comme vous le savez déjà, si vous avez lu mon article consacré à l’évaluation de la production orale au DELF B2, les examinateurs ont l’obligation d’utiliser une grille pour attribuer une note à chaque candidat. Cette grille n’est pas secrète et vous pouvez la consulter dans cet exemple d’épreuve de DALF C1 à télécharger (PDF).

Toutefois, vous pourrez constater que la grille originale s’adresse à des professeurs et que les critères utilisés ne sont pas toujours simples à comprendre pour un candidat. C’est pourquoi je vous ai préparé ces tableaux plus accessibles. J’ai essayé d’y décrire très précisément, pour chaque critère, ce que les examinateurs observent au cours de l’examen… ou, autrement dit, ce que vous devez faire pour réussir l’épreuve !

Si vous ne connaissez pas encore le déroulement de l’expression orale du DALF C1, vous voudrez peut-être commencer par lire cette présentation détaillée que j’ai publiée récemment.

Quels sont les critères d’évaluation ?

Les deux premiers tableaux concernent le contenu, c’est-à-dire les techniques d’argumentation, d’abord pour l’exposé (appelé monologue suivi), ensuite pour l’entretien (encore appelé débat ou discussion). Enfin, le troisième tableau concerne la forme, c’est-à-dire la langue : vocabulaire, grammaire et phonétique.

Critères d’évaluation de l’exposé

Critères Le candidat…
Utiliser la source documentaire (1.5 points) extrait des informations pertinentes des textes sources ; analyse les textes pour en dégager les similitudes et les différences ; synthétise des informations de sources diverses.
Introduire l’exposé (1.5 points) dégage le problème évoqué dans les textes sources ; reformule les points clés des textes sources ; formule une problématique claire et pertinente ; annonce clairement le plan de son monologue.
Élaborer une réflexion (2.5 points) expose des arguments pertinents pour le thème ; intègre des informations relevées dans les textes sources à sa réflexion personnelle ; développe ses arguments de manière détaillée ; illustre ses arguments par des faits et des exemples précis.
Faire une présentation claire et organisée (2.5 points) marque les différentes parties du monologue par des transitions ; enchaîne ses arguments logiquement et sans répétition ; relie ses arguments par des connecteurs variés ; conclut son argumentation en répondant à la problématique et en récapitulant les arguments principaux.

Critères d’évaluation de l’entretien

Critères Le candidat…
Préciser et défendre sa position (2 points) reformule ses arguments chaque fois que c’est nécessaire ; apporte les précisions demandées ; défend son point de vue avec spontanéité et précision ; exprime son accord ou son désaccord avec finesse ; réfute avec précision les arguments du jury.
Faciliter le débat (2 points) revient à la problématique ou l’élargit selon les besoins de la discussion.
Gérer les tours de parole (1 point) choisit des expressions convenables pour attirer ou garder l’attention de ses interlocuteurs.

Remarque : les critères « Faciliter le débat » et « Gérer les tours de parole » ne sont pas simples à décrire concrètement. Et en tant qu’examinateur, je vous prie de croire que j’ai souvent hésité sur la note à donner ! Mais de façon générale, ce que l’on veut évaluer ici, c’est votre aisance à débattre. C’est-à-dire votre capacité à échanger des idées d’une manière à la fois spontanée et constructive, en évitant toute tension et de trop longs silences.

critères d’évaluation de la forme

Critères Le candidat…
Lexique (4 points) utilise un vocabulaire très précis en lien avec le thème du débat ; utilise des expressions idiomatiques courantes ; commet peu d’erreurs et qui ne gênent pas la compréhension.
Morphosyntaxe (5 points) parle de façon continue en ne commettant que très peu d’erreurs de syntaxe ou de grammaire ; s’auto-corrige avec aisance sans interrompre son discours.
Maîtrise du système phonologique (3 points) parle avec une prononciation claire et naturelle ; varie ses intonations pour exprimer des nuances de sens.

À vous !

Comment pouvez-vous utiliser ces tableaux pour vous préparer à l’oral du DALF C1 ? Il est toujours difficile pour un étudiant de donner une note à une production orale. En revanche, vous pouvez tout à fait vous servir des descriptions ci-dessus comme listes de vérification. C’est assez simple pour la première partie de l’examen, à savoir le monologue suivi. Pour cela, vous pouvez enregistrer votre exposé sur votre smartphone ou sur votre ordinateur. Vous pourrez ensuite réécouter autant de fois que nécessaire, avec un objectif différent à chaque fois : avez-vous clairement annoncé votre plan ? Avez-vous bien illustré vos arguments, etc.

Si vous n’aimez pas vous enregistrer ou si vous préférez un regard extérieur, travaillez alors en tandem (par 2). Demandez à un ami d’écouter votre exposé et d’évaluer votre production orale. Cependant vous verrez qu’il n’est pas facile d’écouter et d’évaluer à la fois ! C’est pourquoi je recommande toujours d’enregistrer les productions.

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Production orale DELF B2

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Production orale

Production orale DALF C1

Comment réussir l’épreuve de production orale DALF C1 ? C’est le troisième volet de mon guide de préparation à l’examen. Voyons d’abord comment se déroule l’épreuve concrètement.

L’épreuve de production orale DALF C1 en bref

Durée 60 minutes de préparation ; 30 minutes de passation
Types d’exercices Monologue suivi (exposé) de type argumentatif (15 minutes environ) + Entretien avec le jury (15 minutes environ)
Type de documents 2 ou 3 articles de presse (2 pages au total) dans un domaine au choix : Lettres et sciences humaines ou Sciences

Déroulement

Le choix du domaine de spécialité (Lettres et sciences humaines ou Sciences) se fait au moment de l’inscription à l’examen.

Le jour de l’épreuve, le candidat est d’abord invité à choisir un sujet (sur les 2 tirés au sort) et reçoit les documents correspondants. Sa tâche est de préparer un exposé où il présente un point de vue personnel et organisé, comportant une introduction, un développement (de 3 ou 4 points importants) et une conclusion. Le candidat est autorisé à noter son plan mais il lui est interdit de rédiger son intervention. Par ailleurs, les articles de presse servent de source documentaire d’où extraire des arguments et des faits pertinents pour son exposé. Le candidat ne doit pas faire un compte-rendu de ces documents ni se contenter des informations qu’ils contiennent. En effet, le jury attend également des arguments et des exemples personnels.

Pendant la passation, le candidat présente son monologue de façon continue pendant une quinzaine de minutes environ. Il est autorisé à consulter le plan détaillé qu’il a établi pendant la préparation. Le jury prend des notes sans interrompre le candidat.

Pendant l’entretien qui suit le monologue suivi, le candidat est invité à répondre aux demandes de précision sur son exposé, à confirmer son point de vue et à réagir aux arguments du jury. Le rôle de celui-ci est de simuler la contradiction, le désaccord, etc. pour tester l’aptitude du candidat à débattre.

Compétence générale

D’après cette description de l’épreuve de production orale du DALF C1, on peut déduire la compétence générale d’un bon candidat :

Le candidat à l’examen du DALF C1 doit être capable :
— d’exprimer avec aisance un point de vue détaillé sous la forme d’un exposé préparé, clair et cohérent, avec une prononciation naturelle ;
— de répondre à des demandes de précision et débattre avec aisance.

Savoir-faire

Voyons maintenant en détail les compétences qu’il convient de développer pour réussir l’épreuve de production orale DALF C1. Vous verrez que la plupart sont déjà exigées à l’examen du DELF B2, puisqu’il s’agit des mêmes exercices. Toutefois, le jury se montrera plus exigeant en ce qui concerne l’organisation de votre exposé et votre capacité à débattre lors de l’entretien.

Je complète chaque compétence par des exemples pour vous aider à comprendre de quoi il s’agit.

Savoir-faire pour l’exposé

Dégager une problématique d’une source documentaire
Quel est le problème posé par les textes sources ? Quelle question va me guider tout au long de mon exposé ?

Rapporter l’essentiel d’un article de presse
Quelle est l’intention et l’opinion générale de l’auteur ? Quels sont les points clés de son argumentation ?

Trouver des idées et des exemples pertinents
Est-ce que j’ai développé des techniques pour trouver rapidement des idées, y compris sur des sujets non familiers ?

Structurer un exposé à l’aide d’un plan
Est-ce que je sais organiser rigoureusement une argumentation, par exemple à l’aide d’un plan dialectique ?

Introduire et conclure un exposé
Est-ce que je sais annoncer le plan d’un exposé ? Est-ce que je sais récapituler mes arguments principaux en conclusion ?

Développer des arguments
Est-ce que je sais justifier mes arguments par des idées secondaires et des exemples ? Est-ce que je maîtrise un grand nombre de notions comme la cause, la concession, etc.

Ménager des transitions entre les parties
Est-ce que je sais mettre en évidence les temps forts de mon argumentation ? Est-ce que j’utilise une phrase pour signaler un changement de partie ?

Utiliser des connecteurs
Est-ce que je maîtrise une grande gamme de connecteurs pour indiquer la progression de mon exposé ? Est-ce que je marque les liens logiques entre mes idées ?

Savoir-faire pour l’entretien

Reformuler
Est-ce que je sais répondre à des demandes de précision ? Est-ce que je sais paraphraser, user de synonymes pour rendre un argument plus intelligible ?

Défendre son point de vue
Est-ce que j’utilise des expressions complexes ou idiomatiques pour exprimer mon opinion ? Est-ce que je sais exprimer un désaccord avec finesse ?

Exprimer des sentiments
Est-ce que je peux exprimer une grande gamme de sentiments ? Est-ce que je connais des expressions idiomatiques pour exprimer l’inquiétude, la confiance, etc.

S’assurer des tours de parole
Est-ce que je maîtrise assez d’expressions pour demander la parole et la garder, ou pour gagner du temps pendant que je réfléchis ?

À vous !

Cette description des savoir-faire pourra vous aider, je l’espère, à vous fixer des objectifs de travail pour préparer la production orale du DALF C1. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce référentiel. J’adorerais vous entendre !

Cet article est extrait d’un projet de livre en cours, « Objectif DALF C1 », qui est comme la suite de mon Objectif DELF B2. Pour être informé des prochains articles, devenez membre de Commun français. C’est simple et gratuit !


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Production orale DELF B2

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Instagram

Exemple de production orale DELF B2

Cet exemple de production orale permet de traiter 2 des thèmes les plus fréquents à l’examen du DELF B2 : le tourisme et les technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour le modèle de plan, après avoir présenté le plan par résolution de problème et le plan dialectique en 3 parties, je vous propose d’en examiner un plus simple en 2 parties seulement.

Découvrons le sujet

Comment Instagram influence les touristes

Un article récent du magazine américain National Geographic, explique comment Instagram influence les touristes au moment de choisir leurs destinations. L’auteure et voyageuse Carrie Miller y montre, chiffres à l’appui, l’effet de mimétisme que provoque le réseau social dédié à la photographie. Des sites auparavant tranquilles voient leur fréquentation touristique augmenter soudainement. Le désir d’authenticité expliquerait cet engouement, les photographies d’Instagram se montrant bien plus inspirantes que d’officielles brochures touristiques. Elles permettraient même de passer des messages pour sensibiliser à la protection de l’environnement. Toutefois, la journaliste du National Geographic révèle une réalité beaucoup plus sombre qu’elle ne le paraît au premier abord. Comment ces sites touristiques rendus populaires en très peu de temps peuvent-ils faire face aux dégradations de leur environnement ? Et comment éviter que des internautes imitent des conduites à risques au péril de leur vie ?

D’après Le Courrier international, 01.02.2017

Modèle de plan

Ce texte résume un article paru dans le magazine National Geographic, selon lequel le réseau de partage de photos Instagram exercerait une forte influence sur les touristes. En effet, ceux-ci choisiraient leurs destinations en fonction des photos qu’ils ont admirées. Mais l’impact sur les sites touristiques serait en revanche très négatif.

Je propose la problématique suivante : les réseaux sociaux ont-ils un impact négatif sur le tourisme ?

Et voici un exemple de plan dialectique en 2 parties :

I. Ce que les réseaux sociaux changent

1. Nouveaux moyens de recommandation

  • Avant : on choisissait ses destinations de voyage d’après les publicités, les brochures diffusées par les agences de tourisme, ou encore avec ses proches (famille, amis).
  • Maintenant : phénomène généralisé de recommandations entre clients sur les forums, les réseaux sociaux. Les avis des touristes sont devenus plus importants pour la décision d’achat. On recherche les témoignages vécus.

2. Quand voyager c’est communiquer

  • Les réseaux sociaux, ainsi que les smartphones, ont créé cette habitude de partager avec les autres. Les photos de voyage ne sont plus seulement destinées à la famille, elles sont instantanément publiées sur Internet.
  • Les nouveaux influenceurs : des photographes développent une grande réputation (avec des millions d’abonnés) et en profitent parfois pour faire passer des messages utiles sur la protection de l’environnement, le respect des traditions locales dans les pays visités…

II. Les dérives possibles

1. Impacts sur les voyageurs

  • Partage ou narcissisme ? Est-ce que la plupart des touristes ne font pas ces photos simplement pour dire : regardez-moi, j’y suis ?
  • Nouveau conformisme : l’expérience n’est pas vraiment personnelle, tout le monde fait les mêmes photos dans les mêmes poses (voir les photos qui sont prises devant la tour de Pise par exemple…)
  • Dangers du mimétisme : certains essaient de reproduire des photos qui ont été prises dans des situations dangereuses (en haut d’une montagne, au bord d’un fleuve…)

2. Impacts sur l’environnement

  • La viralité (diffusion massive en très peu de temps) sur les réseaux fait que des sites touristiques, d’habitude très calmes, sont soudainement envahis par les touristes. Cela pose d’énormes problèmes d’organisation et perturbe le quotidien des habitants.
  • Les modes passent très vite : l’intérêt pour un site disparaît rapidement au profit d’un autre, ce qui perturbe l’économie locale qui perd une importante source de revenus.
  • Risques de pollution : les lieux touristiques qui ne sont pas préparés à recevoir un nombre important de visiteurs ne peuvent pas protéger leur environnement.

À vous !

À vous de jouer maintenant ! Préparez votre monologue sur ce même sujet et entraînez-vous à le présenter. Je vous conseille vivement de vous enregistrer. Vous pourrez ensuite vous réécouter et même essayer d’évaluer votre production grâce à cette grille de critères. Si vous ne savez pas encore comment le préparer, je vous invite à consulter mon modèle où je décris toutes les étapes de la préparation d’un monologue au DELF B2.

N’hésitez pas à poser des questions dans les commentaires de cet article. Je serais ravi de pouvoir vous aider !

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Production orale DELF B2

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gaspillage alimentaire

Exemple d’épreuve orale DELF B2

Ce sujet de production orale delf B2 permet de croiser 2 des thèmes les plus fréquents à l’examen : les comportements alimentaires et les technologies de l’information et de la communication (TIC). Je souhaiterais également en profiter, après avoir montré un modèle de plan dialectique, pour vous donner un exemple de plan par résolution de problème.

Découvrons le sujet

Trop bon pour être jeté !

Selon le Ministère de l’agriculture, près de 4 millions de tonnes de nourriture invendue sont jetées chaque année par les commerces et les restaurants. Seule une partie échappe à cet énorme gaspillage alimentaire, grâce aux associations caritatives qui la récupèrent pour la redistribuer aux personnes en difficulté. C’est pour compléter leur action, et non pour les concurrencer, que Lucie Basch a lancé en juin dernier l’application Too Good To Go, qui permet aux clients d’acheter des produits frais jusqu’à 60% moins cher. Mais comment cela fonctionne exactement ? Chaque fin de journée, les 360 commerçants partenaires constituent des paniers-repas avec leurs invendus, que les clients peuvent acheter entre 4 et 6 euros via l’application et venir les récupérer sur place juste avant la fermeture des magasins. Présente à Paris, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon, Bordeaux et Toulouse, TGTG a déjà vendu 20000 repas depuis sa création.

D’après Mathilde Golla, Le Figaro économie, 24.01.2017

Modèle de plan

Cet article décrit une solution au problème du gaspillage alimentaire. Il s’agit d’une application mobile, appelée Too Good To Go, qui met en relation des commerçants et des clients qui veulent acheter des invendus.

Comme je ne trouve pas très intéressant de me demander si je suis pour ou contre ce type d’application, je préfère poser une problématique plus générale : comment lutter efficacement contre le gaspillage alimentaire ?

En effet, ce genre d’article qui présente un moyen de lutter contre un phénomène invite à opter pour un plan de type résolution de problème en 3 parties : I. Situation 2. Causes 3. Solutions.

I. Le scandale du gaspillage alimentaire

1. Une situation catastrophique

  • Professionnels : selon les chiffres du ministère français de l’agriculture, 4 millions de tonnes de nourriture sont jetés par les commerces et les restaurants.
  • Consommateurs : de nombreux produits non consommés partent à la poubelle…

2. Conséquences

  • Sur le budget des familles : argent gaspillé à acheter de la nourriture non consommée…
  • Sur l’environnement : gaspillage de l’eau, des matières premières pour fabriquer les produits…

II. Causes du gaspillage

1. Moyens de production

  • Mauvaise gestion des stocks : production trop abondante, gestion des quotas, pertes dues au transport…
  • Pratiques marketing : on jette les fruits qui n’ont pas la bonne taille, la couleur que le client préfère…
  • Consommation de luxe : pour obtenir des produits de meilleure qualité, on jette une grande partie de la matière première…

2. Mentalité du consommateur

  • Incitation à l’achat : achats compulsifs, recherche des promotions…
  • Inconscience : manque de temps, mauvaise organisation, manque d’informations sur les dates de consommation…

III. Solutions proposées

1. Mieux encadrer la production et la distribution

  • Lois : interdire aux supermarchés de détruire les stocks invendus, obliger à distribuer aux associations caritatives…
  • Stimuler l’innovation : aider au développement de start-up innovantes comme Too Good To Go…

2. Sensibiliser le consommateur

  • Éducation à l’école : informer sur l’impact environnemental, apprendre à cuisiner les restes…
  • Informations du grand public : création d’une journée anti-gaspillage…

À vous !

À vous de jouer maintenant ! Préparer votre monologue sur ce même sujet et entraînez-vous à le présenter. Je vous conseille vivement de vous enregistrer. Vous pourrez ensuite vous réécouter et même essayer d’évaluer votre production grâce à cette grille de critères. Si vous ne savez pas encore comment le préparer, je vous invite à consulter mon modèle où je décris toutes les étapes de la préparation d’un monologue.

N’hésitez pas à poser des questions dans les commentaires de cet article. Je serais ravi de vous aider !

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Production orale DELF B2

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Robot au travail

Sujet de production orale delf B2

Le progrès scientifique et le monde du travail sont 2 des thèmes parmi les plus fréquents à l’examen du delf B2. Il est donc particulièrement recommandé de lire la presse sur ces sujets et d’enrichir son vocabulaire sur les problématiques actuelles. Voici pour vous entraîner un sujet de production orale du delf B2 avec un modèle de plan.

Découvrons le sujet

Les robots vont-ils nous prendre nos emplois ?

Une récente étude du cabinet McKinsey annonce que de nombreux emplois seront touchés par l’automatisation, y compris dans les secteurs où on s’y attendrait le moins. Dans le droit par exemple, une start-up britannique permet déjà de contester des contraventions de manière automatique, sans l’intervention d’un avocat. Ou encore dans la presse où des programmes informatiques sont chargés de rédiger des articles sur le sport ou la finance. Cependant une autre étude, conduite par le Conseil d’orientation pour l’emploi cette fois, affirme que moins de 10% des métiers disparaîtront. Ce qui s’annonce plutôt, c’est une collaboration avec des robots affectés à des tâches répétitives. Par ailleurs, la robotisation à grande échelle, comme on peut l’observer au Japon, génère de nouveaux emplois, selon le principe de la ‘destruction créatrice’ de l’économiste Schumpeter. La tâche du travailleur consistera en effet à apporter ce contact… humain devenu encore plus précieux.

D’après Jérôme Colombain, Franceinfo, 13.02.2017

Modèle de plan

L’article présente les résultats inquiétants d’une étude sur l’automatisation des métiers. En effet selon cette étude de nombreux emplois risquent d’être remplacés par des robots. Cependant une autre étude vient nuancer ces résultats en démontrant que c’est plutôt une collaboration avec les robots qui se prépare.

Je propose la problématique suivante : les robots représentent-ils une menace pour l’emploi ?

Et voici un exemple de plan dialectique en 3 parties. Dans la première partie, il s’agit d’analyser la menace que représente l’automatisation. La deuxième partie vient nuancer les arguments de la première. On y montre que de nombreux emplois ne sont pas menacés du fait des limites de la robotisation. Enfin, il s’agit d’aller plus loin en décrivant l’évolution probable du travail.

 I. L’automatisation : des progrès inquiétants

1. C’est déjà le présent

  • Suppressions d’emplois dans l’industrie : la production en usine est déjà largement automatisée, par exemple dans l’industrie automobile…
  • L’essor du numérique : les progrès fulgurants de l’informatique depuis sa création, par exemple l’impression en 3D…

2. Évolutions à venir

  • Développement toujours recherché par les industriels car permet de réduire les coûts de production…
  • L’intelligence artificielle : recherches prometteuses qui vont toucher des secteurs que l’on pouvait croire protégés : les acteurs virtuels au cinéma, la rédaction d’articles de presse par des ordinateurs…

II. Vers une collaboration ?

1. Besoins de savoir-faire

  • Tâche versus métier : un robot exécute des tâches répétitives, un métier demande des compétences complexes : coiffure, cuisine, etc.
  • Des auxiliaires, pas des remplaçants : les robots délivrent des tâches pénibles et permettent de se concentrer sur les tâches complexes…

2. Le contact humain

  • Différences entre secteurs : distinguer l’industrie et le secteur des services où la menace de l’automatisation est moins grande.
  • Métiers où le contact humain est indispensable : enseignant, conseiller, médecin… Là aussi, le robot collabore sur certaines tâches, mais il ne peut pas remplacer.

III. Le travail de demain

1. Nouveaux emplois

  • La destruction créatrice : selon ce principe, le développement de l’automatisation crée de la richesse qui crée plus de nouveaux emplois qu’elle n’en supprime.
  • Quels nouveaux emplois ? Pour commencer, les emplois liés à la robotisation (fabrication, maintenance…)

2. Nouvelles compétences :

  • Compétences numériques : l’automatisation exige des compétences de haut niveau… Besoin de se former tout au long de la vie…
  • Anticiper : l’évolution est imprévisible, et comme toujours le manque d’informations représente un danger, en particulier pour les jeunes au moment de choisir un métier…

À vous !

À vous de jouer maintenant ! Préparer votre monologue sur ce même sujet et entraînez-vous à le présenter. Je vous conseille vivement de vous enregistrer. Vous pourrez ensuite vous réécouter et même essayer d’évaluer votre production grâce à cette grille de critères. Si vous ne savez pas encore comment le préparer, je vous invite à consulter mon modèle où je décris toutes les étapes de la préparation d’un monologue.

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répétitions

Comment éviter les répétitions en français ?

Nous avons vu, pour améliorer vos productions écrites et orales, comment enrichir votre vocabulaire. Voyons maintenant comment éviter les répétitions en français.

Vous ne le savez pas encore ? Les Français détestent les répétitions, c’est-à-dire l’utilisation d’un même mot ou groupe de mots dans plusieurs phrases, surtout à l’écrit.

Par exemple, cet extrait de lettre pourrait énerver un correcteur d’examen :

Votre projet de festival de cinéma à Toulouse me semble une excellente idée. Un festival de cinéma permettrait de développer le tourisme à Toulouse. Cependant, l’organisation de ce festival de cinéma pourrait rencontrer des difficultés d’organisation à Toulouse.

Selon vous, comment reformuler ce texte pour éviter les répétitions ?

Voilà un exemple :

Votre projet de festival de cinéma à Toulouse me semble une excellente idée. Il permettrait de développer le tourisme dans notre ville. Cependant, l’organisation de cette manifestation pourrait rencontrer des difficultés d’organisation.

Voyez-vous quelles techniques j’ai utilisées ? Les techniques disponibles pour éviter les répétitions sont nombreuses en français mais en voici 4, assez simples, qui vous permettront d’améliorer sensiblement vos productions.

1. Ne pas répéter !

Eh oui ! Pour éviter les répétitions, commencez par supprimer les informations qui sont déjà connues de votre lecteur ou interlocuteur. Reprenons l’exemple ci-dessus. Il s’agit d’une lettre qui parle d’un projet à Toulouse. Indiquer une seule fois le lieu du projet est suffisant. Il est inutile de le répéter dans toute la lettre.

2. Remplacer par des pronoms

Vous disposez d’une grande gamme de pronoms pour remplacer des noms : les pronoms personnels sujets (il, elle…), les pronoms compléments (le, la, en, y…), les pronoms possessifs (son, sa..), les pronoms relatifs (qui, que…), les pronoms démonstratifs (celui-ci, celle-ci…), etc.

Exemple : dans son dernier essai, le sociologue Dominique Wolton démontre que la francophonie n’est pas « démodée ». Elle est, au contraire, la voie de l’avenir.

3. Remplacer par des synonymes

Il s’agit de remplacer un nom par un autre nom qui a un sens identique ou très proche.

Exemple : Aujourd’hui, un livre sur cinq est vendu en grande surface. Les ouvrages sont aussi présents dans les stations-service des autoroutes.

4. Remplacer par des concepts

Les concepts sont des mots généraux qui permettent de définir quelque chose (qu’est-ce que c’est ?) ou quelqu’un (qui est-ce ?).

Exemple : Un rapport élaboré à l’occasion du lancement en France d’un programme de mobilisation contre la contrefaçon n’hésite pas à qualifier cette activité illicite de véritable « fléau ».

Souvent, l’utilisation d’un concept, en plus d’éviter une répétition, permet d’apporter une information supplémentaire. Dans cette phrase, « activité » évite de répéter « contrefaçon » et l’adjectif « illicite » complète l’information. C’est une technique très utilisée par les journalistes. Dans cet autre exemple, le nom de la femme est remplacé par une information sur sa vie personnelle :

À trente-huit ans, Florence Devouard est une de ces figures qui, dans l’ombre, font internet. C’est depuis le salon de sa maison que cette mère de famille préside l’encyclopédie en ligne.

Remarquez que ces concepts sont généralement précédés d’un pronom démonstratif : cette mère de famille.

À vous !

Entraînez-vous maintenant à appliquer ces techniques grâce à ces 2 activités.

Activité 1

Activité 2

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Production écrite DELF B2

enfin un guide complet !

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production orale

Comment évaluer votre oral du delf B2 ?

Savoir évaluer votre oral est une compétence utile pour vous préparer à l’examen du delf B2. Évaluer, c’est-à-dire repérer les qualités et les défauts de vos productions orales. Un bon moyen pour cela est d’essayer de les noter comme le feront les examinateurs le jour de l’examen. Pour cela je vous propose de voir dans cet article :

  • comment les examinateurs évaluent l’oral du delf B2 ;
  • comment vous entraîner à l’autoévaluation.

Quels sont les critères d’évaluation ?

Comme je l’ai déjà expliqué pour la production écrite, les examinateurs doivent utiliser une grille d’évaluation pour noter la production d’un candidat. Vous pouvez télécharger la grille sur le site officiel de l’examen. Vous la trouverez également dans la plupart des manuels de préparation au delf B2.

Toutefois, ce document étant destiné à des professeurs de français, il contient du vocabulaire spécialisé assez difficile à comprendre pour un candidat. C’est pourquoi je vous propose ces grilles plus simples, qui vous expliquent en détail les critères d’évaluation, c’est-à-dire les compétences (le candidat peut…) que les examinateurs vont observer pour donner une note.

Les deux premiers tableaux concernent le contenu, c’est-à-dire les techniques d’argumentation, pour l’exposé (monologue suivi) d’abord, l’entretien (débat) ensuite. La troisième grille concerne la forme, c’est-à-dire la langue : vocabulaire, grammaire et phonétique.

Critères d’évaluation de l’exposé

Critères (sur 8 points) Explications
Peut dégager le thème de réflexion et introduire le débat (1.5 point) Peut comprendre le problème évoqué dans le document. Peut reformuler les informations principales du document. Peut formuler une problématique claire et pertinente. Peut annoncer clairement le plan du monologue.
Peut présenter un point de vue (3 points) Peut exprimer clairement une opinion générale. Peut sélectionner des arguments pertinents. Peut développer des arguments de manière détaillée. Peut illustrer ses arguments par des faits et des exemples précis.
Peut marquer clairement les relations entre les idées (2.5 points) Peut marquer les différentes parties du monologue par des transitions. Peut enchaîner des arguments logiquement et sans répétition. Peut relier des arguments par des connecteurs assez variés.

Critères d’évaluation de l’entretien

Critères (sur 6 points) Explications
Peut confirmer et nuancer ses idées (3 points) Peut reformuler des arguments. Peut apporter des précisions. Peut exprimer des concessions.
Peut réagir aux arguments (3 points) Peut marquer son accord ou son désaccord. Peut défendre un point de vue avec spontanéité et précision.

Critères d’évaluation de la forme

Pour en savoir plus sur le niveau de langue demandé au DELF B2, vous pourrez consulter mon guide « Objectif DELF B2 ».

Critères (sur 12 points) Explications
Lexique (4 points) Peut utiliser un vocabulaire assez précis en lien avec le sujet même si des erreurs sont permises. Peut généralement éviter les répétitions.
Morphosyntaxe (5 points) Peut respecter les règles de grammaire courante même si des erreurs sont tolérées quand elles ne gênent pas la compréhension. Peut former des phrases complexes. Peut s’auto-corriger.
Maîtrise du système phonologique (3 points) Peut se faire comprendre sans difficulté. Peut varier ses intonations.

Vous avez remarqué ? Le contenu compte pour 13 points sur un total de 25 points. Par conséquent, l’épreuve orale n’est pas seulement un problème de grammaire et de vocabulaire. C’est avant tout un exercice de communication qui nécessite l’apprentissage de techniques, notamment celles de l’exposé (savoir préparer un plan, parler avec des notes…)

L’épreuve orale est avant tout un exercice de communication qui nécessite l’apprentissage de techniques.

À vous !

Vous pouvez maintenant utiliser ces tableaux pour évaluer votre oral au delf B2. C’est assez simple pour la première partie de l’examen, à savoir le monologue suivi. Pour cela, vous pouvez enregistrer votre exposé sur votre smartphone ou sur votre ordinateur. Vous pourrez ensuite réécouter autant de fois que nécessaire, avec un objectif différent à chaque fois. Commencez toujours par vérifier le contenu. C’est le plus important.

Si vous n’aimez pas vous enregistrer ou si vous préférez un regard extérieur, travaillez alors en tandem (par 2). Demandez à un ami d’écouter votre exposé et de noter votre production orale. Cependant vous verrez qu’il n’est pas facile d’écouter et d’évaluer à la fois ! C’est pourquoi je recommande toujours d’enregistrer les productions.

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Production orale DELF B2

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chercher des idées

Comment trouver des idées pour vos productions écrites et orales ?

Vous devez écrire une lettre ou préparer un exposé en français ? Et là c’est toujours le même problème : vous ne savez pas comment trouver des idées ? Et le plafond qui ne vous dit rien !

On ne répètera jamais assez que la créativité, cela se travaille régulièrement. Pour avoir toujours des idées, il faut être curieux, observer ce que font les autres et prendre le temps de s’informer.

Toutefois, le jour J, devant votre feuille blanche, vous devrez mobiliser rapidement vos idées, en particulier si vous passez un examen. Les techniques de recherche d’idées sont pour cela une aide précieuse. Il en existe beaucoup, à vous d’adopter celles qui vous conviennent. En voici 4 qui ont prouvé leur efficacité.

À l’étape de recherche, il faut être très spontané. Notez très vite le maximum de choses sur un brouillon. Vous organiserez votre production à l’étape suivante.

Technique 1 : partir des idées d’un document

Si vous préparez un examen comme le DELF B2 ou le DALF, vous avez sûrement remarqué que la production orale se prépare à partir d’un document. Vous n’êtes pas obligé d’utiliser les informations dans le texte. Mais pourquoi ne pas emprunter des idées si elles sont intéressantes à discuter ?

En effet vous pouvez les développer. Par exemple, si le document évoque les dangers d’une nouvelle technologie, essayez d’en trouver d’autres. Ou encore, si un article propose des mesures contre un problème, vous pouvez en continuer la liste.

Mais vous pouvez également critiquer des idées du texte. Vous pouvez chercher des exemples pour contredire ou relativiser l’opinion de l’auteur. Par exemple, si un produit ou un service est considérée de manière très négative, vous essaierez d’en montrer les aspects positifs.

Technique 2 : mobiliser son expérience personnelle

Posez-vous des questions sur l’expérience personnelle que vous avez du sujet. Avez-vous déjà rencontré une situation identique ? Ou un membre de votre famille, un de vos amis ? Qu’est-ce que vous avez ressenti ? Quelle opinion en avez-vous gardée ? Pouvez-vous décrire un exemple concret ? Est-ce que la situation présente des différences dans votre pays ? Cette dernière question est souvent posée par les examinateurs lors d’une épreuve orale.

Technique 3 : explorer les aspects d’un problème

Un bon moyen d’élargir un sujet, c’est de considérer un problème sous le maximum d’aspects différents, que vous pourrez ensuite explorer en vous posant des questions. Par exemple :

  • aspect économique : quels coûts ?
  • aspect juridique : quelles lois ?
  • aspect politique : quelles décisions ?
  • aspect éducatif : quelles mesures de prévention ?
  • etc.

Technique 4 : varier les points de vue

Cette méthode est utile pour nuancer votre opinion et donc trouver plus d’idées. Identifiez les personnes concernées par un problème et imaginez-vous à leur place. Par exemple, pour un sujet relatif à l’éducation, quelle est l’opinion possible :

  • des élèves ?
  • des professeurs ?
  • du directeur de l’école ?
  • des parents ?

Chercher des idées, c’est se poser activement beaucoup de questions, toutes les questions possibles.

À vous !

Bref, vous l’aurez compris. Chercher des idées, c’est se poser activement beaucoup de questions, toutes les questions possibles. Vous avez une idée de solution ? Analysez-là : est-ce qu’elle coûte cher ? Est-ce que tout le monde va l’accepter ? De cette manière, vous trouverez toujours des choses à dire ou à écrire !

Que pensez-vous de ces techniques ? Avez-vous d’autres méthodes pour chercher des idées ? N’hésitez pas poster un commentaire pour les partager avec nous.

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Production écrite DELF B2

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production orale

Modèle de production orale au delf B2

Je vous propose d’observer « en direct » un modèle de production orale au delf B2. Comme vous le savez, cette épreuve vous demande de préparer un exposé (appelé monologue suivi) à partir d’un extrait d’article de presse. Si vous ne connaissez pas encore l’organisation de l’examen du delf B2, je vous invite à lire mon guide « Objectif DELF B2 » qui la présente en détail.

Dans cet article, vous  pourrez :

  1. Observer, pas à pas, comment on prépare un monologue suivi ;
  2. Proposer votre production pour obtenir des conseils ;
  3. Écouter mon modèle d’exposé (accès réservé aux membres de Commun français).

Découvrons le sujet

Voici un extrait d’article de presse, tel que vous pouvez le rencontrer à l’examen :

La majorité des français favorables au télétravail…
Selon une enquête Ipos menée en ligne, 65% des employés de bureau plébiscitent le travail à domicile, alors qu’ils ne sont que 24% à le pratiquer. Parmi ses avantages, les sondés mettent en avant le bien-être. Le télétravail permettrait en effet de réduire les embouteillages et de choisir son rythme de vie, deux arguments auxquels les habitants de la région parisienne attachent beaucoup d’importance. En revanche, les salariés sont sceptiques en ce qui concerne les contacts professionnels. 44% estiment en effet que le télétravail nuit aux relations entre collègues.

D’après 20 minutes, le 03.11.2016.

Préparation du sujet

1. Je planifie mon exposé.

1.1. J’analyse le sujet.

Dans ce type d’exercice, l’analyse du sujet n’a qu’un seul but : poser une problématique qui va guider votre exposé. L’article n’est qu’un point de départ pour la discussion. On ne vous demande pas d’expliquer le texte. On ne vous demande pas de le résumer. Vous avez seulement besoin de :

  • dégager le problème soulevé dans le texte ;
  • relever rapidement les informations essentielles du texte ;
  • formuler une problématique.

Quel est le problème ?

Cet article, bien que très informatif, pose un problème qui peut être sujet de débat : les avantages et les inconvénients du télétravail pour les employés. Le télétravail se dit aussi travail à distance ou travail à domicile. Il désigne toutes les situations où l’employé ne travaille pas dans les locaux de son entreprise.

Quelles sont les informations essentielles ?

La source de cet article (nom du journal, date) n’est pas très utile ici. En revanche, le contexte de rédaction de l’article est important pour bien le comprendre. À quelle occasion est-il écrit ? Je note que le texte présente les résultats d’un sondage réalisé par l’institut Ipsos. Selon celui-ci, les Français sont majoritairement pour le télétravail. Je peux relever 2 avantages cités : réduction des embouteillages et meilleur rythme de vie. Je relève aussi cet inconvénient : le manque de contacts professionnels.

Je ne suis pas du tout obligé de traiter ces avantages et inconvénients dans mon exposé. Mais ils seront utiles pour ma recherche d’idées. Je vais pouvoir les développer, les compléter ou les contester…

Quelle problématique ?

Un exposé argumentatif doit toujours répondre à une question. Cette question permet de guider les idées, de ne pas partir « dans tous les sens ». Elle aide les auditeurs à comprendre mon point de vue. À la fin de mon exposé, je dois avoir répondu clairement à cette question.

Souvent plusieurs problématiques sont possibles. Mais il faut toujours rester près du problème soulevé dans le texte. Cet article m’invite à formuler une problématique très simple, par exemple : Pour ou contre le télétravail ? Ou bien un peu plus précis : Faut-il encourager les entreprises à développer le télétravail ?

1.2. Je cherche des idées.

Je commence par noter le plus vite possible toutes les idées et les exemples que je trouve, sans les classer. Je vais donc chercher des arguments favorables (avantages) et des arguments défavorables (inconvénients) au télétravail. Je n’oublie pas de chercher aussi des exemples.

Avantages :

  • C’est écologique : on réduit les déplacements en voiture.
  • C’est un gain de temps : je ne passe plus des heures dans le métro.
  • C’est plus d’autonomie : je peux organiser mes horaires de travail.
  • Une meilleure vie de famille : on peut consacrer plus de temps à ses enfants.
  • L’entreprise gagne plus : le salarié moins stressé est plus productif.
  • L’entreprise fait des économies : moins de bureaux, moins de frais généraux (électricité, etc.).

Inconvénients :

  • Des problèmes de contrôle pour l’entreprise : comment être certain qu’un employé travaille ?
  • Risque de solitude : le télétravail diminue les contacts professionnels.
  • Confusion vie professionnelle / vie privée : un travailleur à domicile risque d’être plus souvent dérangé par sa famille.
  • Pas toujours économique pour l’employé : des frais peuvent passer à sa charge (électricité, etc.)

1.3. Je prépare un plan

Un plan est indispensable pour exprimer mon opinion de façon claire et organisée. Avec une problématique de type « pour ou contre », c’est assez simple. Tout dépend de mon opinion (ma conclusion) générale. Suis-je pour ou contre ? Si je suis pour, il est préférable de garder mes arguments favorables pour la deuxième partie. C’est souvent plus efficace.

Ensuite, j’essaie de classer mes idées le mieux possible pour éviter les répétitions.

Par ailleurs, je n’oublie pas comment on note un plan. Mon plan doit être assez détaillé et précis. Mais, présenter un exposé ce n’est pas lire un texte à voix haute. Je ne dois pas essayer d’écrire des phrases (et je ne le peux pas en 30 minutes !).

Voici mon plan :

I. Inconvénients du télétravail

1. Manque de contact

  • Risque de solitude. Travail en solo, difficile à supporter pour de nombreuses personnes. Nécessité de ménager des temps de rencontres. Voir également les espaces de travail collectifs.
  • Problème d’efficacité. Difficultés du travail en équipe. Prévoir des temps de réunion.

2. Confusion vie privée / vie professionnelle

  • Risque de dérangement. Pour la famille, travailleur à domicile = toujours disponible. Sollicitations fréquentes pour des problèmes domestiques. Passer un « contrat » avec les membres de la famille.
  • Manque de repères. Responsabilité de son emploi du temps. Apprendre à se discipliner mais aussi à se ménager des plages de repos suffisantes.

II. Avantages du télétravail

1. Avantages économiques

  • Pour l’entreprise : réduction des frais de fonctionnement (eau, électricité, bureaux). Meilleure productivité de l’employé, moins stressé chez lui.
  • Pour l’employé : réduction des frais de transport. Moins de repas à l’extérieur. Mais bien négocier avec la direction le remboursement des charges (internet, téléphone, etc.)

2. Meilleure qualité de vie

  • Meilleur rythme de vie. Moins de temps passé dans les transports. Moins de fatigue et de stress. Plus de temps pour sa famille.
  • Moins de pollution. Plus de télétravail, moins de transport. Solution efficace de lutte contre la pollution si on peut la généraliser.

2. Je présente mon exposé.

Je dispose d’environ 10 minutes pour présenter mon exposé. Je commence par une introduction qui annonce mon plan. Je prends le temps de développer mes arguments et de les illustrer par des exemples. Je consulte mon plan pour ne rien oublier. Mais je n’oublie pas de parler naturellement et de regarder les examinateurs. Enfin, je pense à contrôler mes erreurs. Je n’hésite pas à refaire une phrase si elle est incorrecte.

À vous !

À vous de travailler maintenant ! Vous pouvez préparer votre monologue sur ce même sujet. Ensuite, enregistrez-vous. Mettez votre fichier en ligne grâce à un service comme Soundcloud et postez le lien de votre fichier dans un commentaire ci-dessous. Si vous ne savez pas le faire, je vous conseille un service très simple à utiliser : Vocaroo. J’aimerais beaucoup entendre votre voix !

En bonus : mon exposé à écouter !

Les membres de Commun français peuvent télécharger un fichier MP3 qui contient mon exemple d’exposé.

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Production orale DELF B2

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Production orale en tandem

10 stratégies pour améliorer la production orale

Les stratégies sont des méthodes de travail, et surtout des habitudes, qui permettent de faire des progrès rapides en français, notamment en production orale. Je vous propose dans cet article de faire un point rapide sur les stratégies essentielles. Il n’est jamais trop tard pour les adopter !

Quelles stratégies pour améliorer la production orale ?

Testez-vous un peu. Regardez cette liste de stratégies et dites si oui ou non vous les utilisez. Puis lisez mes conseils.

1. Vous écoutez régulièrement du français.

La compréhension et la production sont très liées. En écoutant du français, vous développez votre vocabulaire et vous mémorisez des modèles de phrases. De plus, les sujets imposés dans les examens comme le DELF B2 sont toujours liés à l’actualité. Il est donc nécessaire de s’informer en écoutant des nouvelles à la radio ou à la télévision. Mais pratiquez aussi pour le plaisir, en regardant des films ou en écoutant des chansons.

2. Vous observez les règles d’organisation.

Il est important de savoir observer et analyser. Quand vous écoutez un exposé argumentatif par exemple, notez comment les idées s’organisent, comment on conclut… Analysez également les différences entre l’écrit et l’oral. A l’oral, on tolère plus facilement les répétitions, les hésitations…

3. Vous pratiquez l’oral seul.

Cela vous étonne ? Pourtant, se parler « mentalement » (dans sa tête) est un exercice qui n’a que des avantages. D’abord, vous pouvez pratiquer partout (dans le bus pour aller à l’université…). Ensuite, imaginer un dialogue ou un exposé dans sa tête permet de s’entraîner sans stress. C’est enfin un excellent moyen de mémoriser et de savoir ce que vous avez encore besoin d’apprendre.

4. Vous pensez en français quand vous parlez.

C’est indispensable ! Préparer des phrases « dans sa tête » en langue maternelle puis traduire mot à mot en français donne de mauvais résultats. Pensez plutôt par notions et fonctions, c’est-à-dire avec des phrases modèles. Par exemple, comment on exprime la conséquence en français ? Quelles phrases avez-vous déjà en mémoire ?

5. Vous trouvez normal de parler dans une langue étrangère.

Vous vous trouvez bizarre quand vous parlez en français ? Vous craignez d’être ridicule ? C’est normal ! Mais cela veut dire aussi que vous manquez de pratique… À partir du niveau B2, parler français doit devenir une routine et même, je l’espère, un plaisir ! Pensez qu’apprendre une langue c’est s’ouvrir à une autre culture. En général, cela entraîne des changements positifs !

6. Vous n’avez pas peur de faire des erreurs.

La peur de faire des erreurs peut être bonne ou mauvaise ! Mauvaise, si elle vous « bloque » dans l’expression. Faire des erreurs est normal. C’est comme cela que l’on apprend. Donc, parlez le plus possible et ne cherchez pas la perfection. En revanche, cette peur est bonne, si elle vous pousse à apprendre toujours plus, à contrôler vos erreurs, surtout pendant un examen !

7. Vous vous évaluez régulièrement.

En fait, cette stratégie est valable dans tous les domaines. Pour faire des progrès rapides, il faut se poser beaucoup de questions. Après un exposé par exemple, repassez-vous le « film » dans la tête : est-ce que j’ai bien utilisé les connecteurs ? Est-ce que mes arguments étaient clairs ? Est-ce que les auditeurs avaient l’air convaincu, etc.

8. Vous repérez vos erreurs.

Connaissez-vous vos erreurs les plus fréquentes ? Est-ce que vous vous écoutez quand vous parlez ? Est-ce que vous corrigez une erreur quand vous la remarquez ? Cette capacité d’autocorrection est très appréciée lors des examens.

9. Vous enregistrez vos productions.

Je sais bien que l’exercice peut être très pénible… mais il est très efficace. Enregistrez le plus possible vos productions orales. Même des productions courtes comme la répétition de phrases modèles, cela vous aidera à les mémoriser. Réécoutez vos productions avec un objectif différent à chaque fois : une écoute pour vérifier le contenu, une autre pour repérer les problèmes de prononciation, etc.

10. Vous pratiquez l’oral avec un ami.

De nombreux scénarios sont possibles pour travailler l’oral en tandem (par 2). Ensemble, vous pouvez chercher des idées, débattre en jouant des rôles opposés (l’un est pour une solution X, l’autre contre). Vous pouvez également évaluer vos productions selon des critères précis et en justifiant les notes que vous donnez, comme je l’ai déjà montré pour la production écrite. Ces échanges sont toujours enrichissants.

À vous !

Utilisez-vous d’autres stratégies pour améliorer votre production orale ? Quelles difficultés rencontrez-vous ? Partagez avec nous dans les commentaires !

Vous pouvez aussi consulter mon article similaire pour améliorer la production écrite, si vous ne le connaissez pas encore.

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Production orale DELF B2

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